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200 brevets en 10 ans à l’université de Poitiers

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200 brevets en 10 ans à l’université de Poitiers

Yves Jean, président de l’université de Poitiers a rencontré les chercheurs à l’origine d’un dépôt de brevet. Objectif : cerner leurs besoins et leurs attentes pour faire en sorte que l’université les accompagne mieux dans le transfert de technologies.

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Yves Jean, président de l’université de Poitiers a rencontré les chercheurs à l’origine d’un dépôt de brevet. Objectif : cerner leurs besoins et leurs attentes pour faire en sorte que l’université les accompagne mieux dans le transfert de technologies. Avec 200  brevets déposés en 10 ans, des innovations prennent vie à l’université et ses laboratoires. « Nous devons générer de la connaissance, pas de la propriété intellectuelle », assurent les chercheurs d’un ton unanime qui s’inquiètent de la chronophagie de la valorisation de leurs travaux, les éloignant parfois de la recherche fondamentale. De façon toute aussi unanime, ils saluent le travail du Service du partenariat et de la valorisation de la recherche dont l’une des missions est d’accompagner les laboratoires dans la protection de la recherche et l’accompagnement du transfert vers le monde socio-économique. Un autre acteur majeur est la Société d’accélération du transfert technologique (SATT). « Dès le début de leur recherche, nos chercheurs doivent être sensibilisés au dépôt de brevet qui protège leurs recherches et offre aussi une traçabilité du processus de transfert technologique », explique Delphine Jouvin, chargée de détection à la SATT Grand-Centre.

« Nous avons besoin de ces relais. Les études de marché et les business plan ce n’est par notre métier  », confirme Frédéric Tewes, enseignant-chercheurs à Poitiers. Ses travaux de recherche en collaboration avec un laboratoire Inserm l’ont mené récemment à un dépôt de brevet sur une technologie qui permet de maintenir les ultra-sons des antibiotiques dans les poumons dans le cas d’affections pulmonaires.

Reste que les chercheurs en appellent aussi aux grands groupes industriels qui semblent bien frileux à investir dans l’exploitation des brevets, préférant laisser cette phase aux chercheurs par la création de start-ups, quitte à les racheter une fois le produit sur le marché. Notons qu’en 2016, 577 contrats de recherche ont été négociés et signés entre industriels et l’université de Poitiers pour un montant financier total de 21 M€.

M. N.

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