3J Développement démocratise le vrac dans les supermarchés

Publié le 7 janvier 2019 | Entreprises / Une

3JD

Depuis 2011, la société s’est spécialisée dans la conception et la fabrication de distributeurs de liquides en vrac. Face à la croissance du marché en France et à l’export, elle construit de nouveaux locaux et embauche.

La vente en vrac revient sur le devant de la scène. Si au départ, ce mode de commercialisation se trouvait dans les enseignes bio, les épiceries, les boutiques indépendantes, aujourd’hui, les distributeurs équipent aussi les supermarchés. Acheter la bonne quantité, réduire le nombre d’emballages et les déchets, participer à une démarche de développement durable … le vrac répond aux attentes des consommateurs. « La Cop21 a été un déclencheur pour certaines boutiques qui ont voulu proposer le système à leurs clients. Et ce n’est pas un marché éphémère », note Jean-Maurice Gaborit, dirigeant de 3J Développement. Dans ce domaine bien particulier, l’entreprise basée à Jaunay-Marigny est une des spécialistes de la conception et la fabrication de distributeurs de liquides en vrac.

« Côté producteur, il n’y a plus cette étape de conditionnement. Côté commerçants, c’est pour eux du temps gagné et ils répondent aux attentes des consommateurs. Le distributeur permet de faire le lien entre les deux, tout en répondant à des enjeux de sécurité du produit, du consommateur et à une obligation de traçabilité. » Les meubles 3JD permettent de servir des produits détergents (lessive, assouplissant …), cosmétiques (shampoing …) ou alimentaires (huile, vinaigre, jus de fruit …). « Avant le client achetait un contenu et un contenant, aujourd’hui l’accent est mis sur le produit et sa qualité. Et l’acheteur bénéficie d’un produit de 5 à 35 % moins cher. »

Répondre à une nouvelle demande

Jean-Maurice Gaborit a d’abord créé une société d’informatique, dans le secteur de l’industrie, en 1991. En 2011, il décide de prendre un tournant et de se consacrer au développement de la distribution de fluides en vrac. « A l’époque, il n’existait aucune solution pour répondre à cette problématique. Nous avons fait fonctionner nos méninges. Avec un peu de technique et beaucoup de bon sens, nous sommes arrivés à mettre au point un meuble. » En 2014, il intègre les ateliers de Marigny-Brizay. La même année, le réseau Biocoop lui fait confiance pour développer un distributeur spécifique à leurs produits. « L’enseigne avait un cahier des charges précis : un système permettant de doser, empêchant les débordements et qui ne distribue qu’en présence d’un récipient. Nous avons mis au point un distributeur ergonomique et sécurisé, qui équipe désormais les différents magasins. »

Au-delà de la conception et de la fabrication, 3JD propose une solution complète avec l’installation, la formation des vendeurs, la maintenance … Plus de 1 000 magasins sont aujourd’hui équipés. Avec les meubles, la société propose également des contenus. « Nous développons des distributeurs pour d’autres produits et nous recherchons d’autres producteurs. Nous sommes par exemple en contact avec L’Huilerie de Neuville pour travailler ensemble. »

Exporter son savoir-faire

Si l’export représente moins de 5 % de son chiffre d’affaires, 3JD se développe en Allemagne, Suisse, Italie Espagne et Belgique. L’entreprise a décroché un marché pour le Canada (300 distributeurs à livrer en 2019) et devrait signer avec un partenaire aux Etats-Unis l’an prochain. « Nous avons un savoir-faire, reconnu dans le monde du bio, il s’agit maintenant d’aller au-delà. » Et l’entreprise affiche une croissance à deux chiffres ces dernières années. « L’enjeu est demain de continuer à livrer la France et l’Europe depuis la Vienne », souhaite Jean-Maurice Gaborit. Et aujourd’hui, l’entreprise doit faire face à des problèmes d’organisation et de logistique. Ses locaux étant trop petits, elle a décidé de faire construire à Dissay, sur la zone de la Bélardière. Disposant actuellement de 450 m2, les nouveaux bâtiments seront constitués de 1  000  m2 d’entrepôt-ateliers et de 300 m2 de bureaux-showroom, livrés pour le dernier trimestre 2019. « Nous aurons aussi besoin de doubler nos effectifs. » Actuellement, l’entreprise compte 13 personnes, mais va notamment recruter des électrotechniciens et des commerciaux.

M. W.

Partenaire : Inovis asset management