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A l’aise dans mes Charentaises de chez Rondinaud

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A l’aise dans mes Charentaises de chez Rondinaud

Rondinaud, c’est le Louboutin du chausson. Il fabrique en France, perpétue un savoir-faire artisanal, conserve la tradition et relève le tout avec imagination. Les Charentaises Rondinaud s’adaptent à leur époque et trouvent toujours de nouveaux pieds à réchauffer !

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Rondinaud, c’est le Louboutin du chausson. Il fabrique en France, perpétue un savoir-faire artisanal, conserve la tradition et relève le tout avec imagination. Les Charentaises Rondinaud s’adaptent à leur époque et trouvent toujours de nouveaux pieds à réchauffer ! 

Celui qui ose dire que la Charentaise est has been sera immédiatement banni de Charente !

Fan inconditionnelle de la Charentaise, je la porte toute l’année pour le bonheur de mes pieds ! Démodée ! Vous insistez ? Pas du tout, la Charentaise est comme le jeans, indémodable. Elle a traversé deux siècles et poursuit son développement à travers le monde.

Pour comprendre ce succès, je me suis rendue à l’institution Rondinaud à Rivières, créateur de Charentaises depuis 1907. Frédéric Rondinaud, fils de James Rondinaud est à la tête de l’entreprise familiale depuis 1992. Il a connu des coups durs et de belles histoires, comme celle qu’il réécrit depuis 2007.

rondinaud charentaiseL’épopée Rondinaud

L’heure de gloire de la Charentaise se passe entre les années 60 et 90. « A l’époque, nous réalisions plus de 50 000 paires de chaussons par jour, se rappelle Frédéric Rondinaud. Nous avions sept usines en Dordogne, Charente et Haute-Vienne, 12 000 personnes travaillaient pour nous. C’était la belle époque, c’était les trente glorieuses. » L’entreprise travaillait en majorité pour le mass market, elle réalisait des chaussons à façon, développait des licences, mais cette consommation de masse a étouffé la Charentaise, l’authentique Rondinaud. « Nous avions perdu notre ADN, les grandes surfaces nous demandaient de toujours baisser nos prix, encore et encore. Pendant une période, elles représentaient 85 % de notre chiffre d’affaires, ce n’était plus possible, nous allions mettre la clé sous la porte. » Dans les années 2000, l’entreprise subit deux plans sociaux, la pression est trop forte, Frédéric Rondinaud décide de réécrire l’histoire. « Nous avions abandonné la Charentaise de luxe au détriment de la consommation de masse, alors j’ai voulu lui redonner ses lettres de noblesses. On a repris notre métier, sauvé le savoir-faire qui partait en retraite et nous avons recherché des feutres, laine, velours et soie de qualité. En 2005, nous avons relancé la Charentaise Rondinaud, tout en poursuivant notre marque Java et les autres, mais raisonnablement. »

La renaissance d’un mythe

Deux ans plus tard, ce savoir-faire ancestral est reconnu et Rondinaud devient Entreprise du patrimoine vivant. Les Charentaises retrouvent leur place dans les boutiques chics de centre-ville, les Japonais adhérent à son confort absolu et la voilà qui renaît, mais cette fois à travers le monde. « Nous avons toujours de nouveaux pieds à conquérir en France, mais pour la Charentaise Rondinaud son développement se réalise à l’étranger via des distributeurs et leur site internet. » Après l’Europe du Nord et le Japon, Frédéric Rondinaud vise désormais les Etats-Unis et le Canada. « Je ne veux pas m’éparpiller, j’avance step by step. »

Pour coller à la tendance actuelle, l’héritier de la Charentaise s’entoure de stylistes à l’imagination fertilisante. Des Charentaises avec un petit minou en strass, des Charentaises en hommage à l’Hermione, des Charentaises en dinosaures, Rondinaud met la créativité à nos pieds et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

Lydia De Abreu

 

Fiche d’identité

Siège : Rivières

Création : 1907

Dirigeant : Frédéric Rondinaud

Effectif : 120 salariés

CA : 15 millions d’euros, export 15 % du CA

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