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Acéascop sécurise la création

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Acéascop sécurise la création

Sur le Poitou et les Charentes, la coopérative d’activité et d’emploi châtelleraudaise compte aujourd’hui près de 180 entrepreneurs engagés. Chacun développe son activité, mais avec la sécurité du collectif.

Le statut d’entrepreneur salarié est une des solutions pour celui ou celle qui souhaite créer son activité. Basée à Châtellerault et rayonnant sur le Poitou et les Charentes, la coopérative d’activité et d’emploi Acéascop permet de prendre ce statut juridique pour entreprendre. « Quand le projet du porteur est déterminé et qu’il souhaite tester en conditions réelles sont activité, il peut devenir entrepreneur salarié, explique Stéphanie Quintard, directrice de la structure. Aujourd’hui, la sécurité du statut est un des atouts majeurs de ce modèle notamment en ces périodes de chômage partiel. L’entrepreneur a un statut de salarié de droit commun. Il cotise, bénéficie du régime général de la sécurité sociale … et a donc un salaire. Il n’est pas immatriculé individuellement, mais exerce sa propre activité en étant couvert par la coopérative. La gestion est mutualisée. Il bénéficie ainsi de l’appui de la coopérative et des autres entrepreneurs. » 

La coopérative dispense un accompagnement collectif par le biais d’ateliers communs sur le marketing, la communication, le bilan financier … Des rendez-vous individuels réguliers sont également programmés pour faire le point sur l’avancement et les objectifs de la personne. Neuf personnes sont dédiées à cette partie gestion (établissement des fiches de paie, déclarations fiscales, sociales, TVA …) et accompagnement. 

Au départ organisme de formation pour demandeurs d’emploi, Acéascop a été créée il y a 17 ans afin de leur proposer une solution supplémentaire pour créer leur activité. La plus ancienne coopérative d’activité et d’emploi du département compte aujourd’hui près de 180 entrepreneurs coopérateurs sur les quatre départements, avec une présence privilégiée en Vienne et Deux-Sèvres. 

Indépendante, mais gérée par les mêmes équipes, une deuxième coopérative, spécialisée dans les services à la personne, Scopadom, a également été créée. D’autres coopératives spécialisées exercent sur la Vienne, avec par exemple pour le bâtiment AlterBâtive (Poitiers) et pour la culture, Consortium Coopérative (Ligugé). Acéascop reste une coopérative généraliste avec plusieurs prestataires de conseil, des activités bien-être, des métiers de bouche, de l’artisanat ou encore du commerce. Etant partenaire de Pépite, le Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat de l’université de Poitiers, la coopérative permet à des étudiants d’initier leur projet.  

Esprit de coopération

L’entrepreneur démarre son activité par le biais d’un contrat CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise. « Cela correspond à une phase de test sur 36 mois au maximum. En général, la durée est de 18 mois. Le porteur peut ainsi se rendre compte de la pertinence de son projet, des ajustements à prévoir, de son niveau de rémunération … C’est bien l’exercice de son activité et son implication dans le projet qui vont déterminer la rémunération. Pour certains entrepreneurs, c’est un complément d’activité. Nous veillons juste à ce que le temps investi soit suffisant pour mettre en œuvre le projet. » Les entrepreneurs contribuent au fonctionnement de la coopérative via un pourcentage de leur chiffre d’activités.

L’entrepreneur devient ensuite coopérateur. « Ce statut n’est pas là que pour la phase de test, la dimension de coopération est importante. L’entrepreneur n’est pas isolé, il y a un soutien de l’équipe, du réseau. Ils échangent sur leurs difficultés d’entrepreneurs, ils vivent la même situation, passent par les mêmes phases. Certains ont également des savoir-faire complémentaires et vont jusqu’à développer des offres communes. »

Au bout de trois ans, l’entrepreneur peut devenir associé de la coopérative, ainsi plus de 76 % des coopérateurs s’engagent. Si certains sont là depuis les débuts, d’autres sont revenus au salariat classique, d’autres encore ont créé leur micro-entreprise ou leur société sous format coopératif ou non.

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