Hollande en campagne : il y a un pilote au PS
Retrouvez chaque semaine le bloc-notes de Roger Anglument, directeur de la publication.
Hollande en campagne : il y a un pilote au PS
Le grand meeting socialiste du week-end dernier au Bourget, était celui de tous les dangers pour François Hollande. A l'entendre pendant une heure et demie de discours puis à lire les commentaires, le candidat à la présidentielle a visiblement réussi le décollage de sa campagne électorale. Façon Mitterrand en 1981, l'autre François a emporté l'adhésion devant 20 000 militants réunis et affirmé une bonne fois sa capacité de rassembleur. On le disait flou voire mou, brouillon dans sa communication et pour tout dire mal parti pour la présidentielle. Dimanche dernier, François Hollande a fait l'unanimité : il est le bon candidat pour la gauche socialiste. Et face à un Nicolas Sarkozy pugnace, il saura défendre les idées qui sont les siennes. Reste maintenant à définir au détail près le programme socialiste dans un contexte budgétaire qui interdit les promesses extravagantes. Le candidat PS, adversaire déclaré du monde de la finance, est appelé à chiffrer cette semaine ses déclarations. On mesurera alors la marge d'initiative entre le « rêve français » socialiste et la réalité économique.
Génération Y : elle agace les aînés
On l'appelle la Génération Y. Ce sont ces garçons et ces filles nés entre 1980 et 1995 dans un univers numérique constitué de baladeurs, d'ordinateurs, de MP3, de jeux vidéos, d'internet, de mails, de téléphones portables, de SMS, de MMS, de textos, etc. Un oeil sur l'écran TV et un autre sur l'écran d'un ordinateur avant d'user leurs pouces sur leurs smartphones. Aujourd'hui cette Génération Y agace leurs aînés selon une étude de l'Ipsos. Ces jeunes sont considérés comme « ambitieux » par 55 % des personnes interrogées et « individualistes » (par 58 %) et souvent « moins efficaces » ( par 48 %) ou « peu motivés » (par 46 %) au travail. Ils sont mêmes jugés « réfractaires à la culture et aux objectifs de leur l'entreprise » ou encore peu fidèles à leur employeur. Dans ce contexte, on peut à juste titre s'interroger sur les chances de recrutement de ces jeunes par les entreprises ou encore par l'accueil fait par les aînés une fois embauchés. 75 % des salariés et 62 % des patrons considèrent que recruter un jeune est une chance pour leur entreprise.
Paru le 27 janvier 2012