Article du 26/01/2012 à 12:06
L'avenir de la BD se dessine à Angoulême
La capitale charentaise bat au rythme de la bande dessinée pendant cinq jours. C'est aussi vrai le reste de l'année en essayant de tisser des synergies avec la filière image.

Le festival international de la bande dessinée se déroule ce week-end à Angoulême. Au-delà de ce grand rendez-vous, la ville vit au rythme de la création toute l'année. Plus que la bande dessinée, un véritable savoir-faire sur l'image se développe. La filière regroupe aujourd'hui 90 entreprises et près de 1 000 emplois (équivalents temps plein). C'est aussi sept écoles et 750 étudiants dans la ville. Les passerelles entre ces deux mondes se tissent. Les premiers contacts sont importants et pour les entreprises, elles trouvent là une main d'oeuvre formée et compétente.
 Le pôle Magelis, qui existe maintenant depuis 15 ans, s'est d'ailleurs créé en s'appuyant sur l'école des Beaux Arts. Le rôle était et est de soutenir les associations, les collectifs d'auteurs qui se créent et de les faire rester sur le territoire. Il regroupe aujourd'hui tous les acteurs de cette filière image : BD, dessin animé, cinéma et jeu vidéo.

150 auteurs
La Cité internationale de la BD comprend notamment une Maison des auteurs, près de 150 sont présents sur le territoire. Ils sont édités par des indépendants ou de grandes maisons d'éditions (Flammarion , Le Lombard ...). Grâce à une certaine dynamique et au soutien de Magelis, de nombreux collectifs ou des micro-éditeurs ont vu le jour. Par l'aide au projet ou à l'édition, le pôle soutient les jeunes créateurs. En participant à la mise en place de la formation continue pour les auteurs, il participe aussi à une meilleure reconversion ou diversification de ceux-ci.

Une vraie filière image
Aujourd'hui, la bande dessinée s'insère dans une filière plus large de l'image. L'animation a pris son essor. Une vingtaine de studios a été créée. Aujourd'hui, des dessins animés comme Lucky Luke, Code Lyoko, Kirikou, Martine et bien d'autres sont réalisés à Angoulême. C'est aussi la production et le tournage avec près de 120 techniciens présents. Vient ensuite le jeu vidéo. « Notre but est de cultiver ce savoir-faire, de le faire vivre. Et notamment par le campus de l'image qui rassemble les sept écoles. Nous disposons aujourd'hui d'un incubateur et d'une pépinière pour valoriser et faire émerger des jeunes pousses », précise Jean-Romain Micol du pôle Magelis.

Retrouvez la suite de cet article dans votre hebdomadaire régional d'informations économiques du 27 janvier, Info-éco n°4.



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