L'emploi s'accélère avec la LGV

Le chantier de la LGV devrait employer près de 4 500 personnes, dont 1 400 à recruter localement et à former.
Six mois après la signature de la « Charte emploi » liée à la construction de la LGV Tours-Bordeaux, 1 500 personnes ont été identifiées et 1 400 devraient être recrutées localement.
A quelques semaines du démarrage du plus grand chantier d'Europe, l'heure n'est plus à la concertation, mais à l'action. En juillet dernier, quatre acteurs picto-charentais, l'Etat, la Région, Pôle emploi et Coséa (constructeur de la ligne) se sont engagés pour répondre aux besoins en main d'oeuvre qualifiée exigés pour la construction de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux.
Aujourd'hui, 1 500 personnes semblent intéressées par un poste, mais d'ici quelques mois la tendance va s'accélérer. Fin 2012, le chantier connaîtra un pic et 4 500 personnes seront à pied d'oeuvre. Parmi elles, Coséa doit recruter 1 400 personnes localement dont 400 issues du monde de l'insertion.
Pôle emploi, guichet unique
Dès le mois d'avril les premiers candidats seront en formation pour six à huit mois et signeront un contrat de deux ans. Pour répondre à cette demande dans un cours délai, Coséa a choisi Pôle emploi comme guichet unique de toutes les embauches sur l'ensemble du tracé (302 km). « Nous souhaitons recruter le plus largement possible, a insisté Erik Leleu, directeur des ressources humaines de Coséa. Nous avons besoin de plusieurs compétences en même temps ! » Pour présenter les métiers liés à la LGV, un espace régional spécifique a été ouvert sur le site de Pôle emploi.
En matière de formation, c'est la Région Poitou-Charentes qui est missionnée. Actuellement, près de 200 personnes sont en formation sur l'une des neuf plates-formes dédiées au génie et au terrassement. Lors de sa dernière commission, elle a ouvert 1 500 places supplémentaires. « Grâce à ces formations des personnes sans emploi vont pouvoir en retrouver un avec une qualification », a souligné Jean-François Macaire, vice-président du conseil régional.
Retrouvez la suite de cet article dans votre hebdomadaire régional d'informations économiques Info-éco n°05 en date du 3 février.