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Altibo, des meubles de luxe à la campagne

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Altibo, des meubles de luxe à la campagne

En mars 2014, Sébastien Parthenay reprend l’entreprise Tib. Ce spécialiste du bois, de l’agencement de boutiques et d’intérieurs mise aujourd’hui sur le haut-de-gamme et l’international.

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En mars 2014, Sébastien Parthenay reprend l’entreprise Tib. Ce spécialiste du bois, de l’agencement de boutiques et d’intérieurs mise aujourd’hui sur le haut-de-gamme et l’international.

« Les salariés ont de l’or entre les mains, une créativité, un savoir-faire reconnu dans le travail du bois et ses dérivés », aborde d’emblée Sébastien Parthenay, dirigeant d’Altibo. A 40 ans, il a repris l’entreprise Tib (Transformation Industrie Bois) en liquidation judiciaire et compte bien développer son potentiel. Si son cœur de métier reste le travail du bois, la société a connu plusieurs virages dans son activité.

Sur-mesure et international
Dans les années 60, elle commence par la fabrication de moulures et baguettes décoratives. Dans les années 80, elle se spécialise dans le mobilier pour bébé. Nouveau tournant, elle décroche la réalisation des suites du Queen Mary 2 pour les Chantiers de l’Atlantique, ainsi que des pièces pour des palaces comme le Ritz ou le Georges V. Au déclin des chantiers, l’entreprise se tourne alors vers l’agencement de magasins. Ses clients sont aujourd’hui des groupes comme SFR, des marques de luxe (Louis Vuitton, Maje, Sandro …) ou encore des particuliers. « Nous nous développons de plus en plus vers le haut-de-gamme et l’international. Notre créneau c’est le sur-mesure, nous nous adaptons à chaque demande. » Altibo réalise près de 70 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, à travers des groupes français qui eux-mêmes rayonnent dans le monde. « Leur image est primordiale. Ils misent sur le made in France et travaillent souvent avec des architectes français. » Altibo vient par exemple de décrocher l’agencement de la boutique Hermès de New-York. « Je m’attache aussi à construire un réseau de fournisseurs autour d’Altibo. Le client veut aujourd’hui un seul interlocuteur qui s’occupe de tout jusqu’à la livraison, de toutes les matières, des rideaux à la table. »

Réactivité et flexibilité
Altibo échange directement avec les architectes (pour des particuliers, les ambassadeurs d’une marque) ou intervient en tant que sous-traitant d’entreprises de menuiseries. « Nous réalisons la pièce particulière, le guéridon, la table de l’accueil qui ne peuvent se faire en série. Ils viennent chercher un savoir-faire, de la réactivité et une réponse dans les délais. » Les architectes transmettent leurs plans au bureau d’études (3 personnes), qui les retravaillent pour les ateliers. « Il faut constamment adapter les plans à la réalité. Pour chaque projet, il y a une remise en question du produit. Nous essayons d’aller plus loin, d’apporter plus, de se poser toutes les questions. » Pour une table mêlant marbre et bois, d’importants calculs ont été réalisés pour savoir le poids maximum du plateau avec un seul pied. Ou encore comment présenter un smartphone sans que celui-ci ne puisse être retiré de son support. « J’aimerais développer le côté meubles connectés et aller voir la filière nautisme ou aéronautique. » Le marché est difficile. « Il y a moins de projets qu’il y a quelques années et la guerre des prix est forte. L’entreprise, comme les autres, doit s’adapter à une activité en dents-de-scie. Notre force est d’être une petite structure, assez flexible, plus souple que de grands groupes. Et l’international ne nous fait pas peur. » Sébastien Parthenay compte prospecter au Brésil, à Dubaï, en Russie (si la situation le permet) ou encore en Suisse pour développer encore sa nouvelle marque.

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