La Bullerie d’Oléron marche plein gaz

Publié le 21 septembre 2017 | Entreprises

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La fabrique de limonade artisanale La bullerie d’Oléron surfe sur la vague du succès. Ce qui ne devait être qu’une activité secondaire pourrait devenir principale.

« La Bullerie d’Oléron, ce n’est que ma femme Elisabeth. Moi, je ne fais que l’aider. Mais tout ça nous dépasse. Ça se développe plus que prévu », reconnaît Stéphane Lemieux. A 41  ans, il seconde son épouse qui porte l’auto-entreprise à bout de bras. Et tous les deux exercent un autre métier, elle dans l’immobilier et lui à La  Poste. Et l’entreprise va bientôt devoir changer de forme juridique, ce qui pousserait Elisabeth Lemieux à démissionner de son poste. Pourtant c’est bien lui qui a tout lancé.

« C’est une belle histoire en fait, résume t-il. En 2011, je n’avais plus d’activité professionnelle et j’ai découvert sur internet une machine à faire de la limonade à vendre, à Lyon. Je l’ai acheté, sans avoir jamais fait de limonade. Mais j’ai un DUT de génie chimique. J’avais déjà l’habitude de manipuler un mélangeur ou une colonne à distiller. Ensuite Elisabeth a créé l’entreprise. C’était l’idée dès le début, d’en vendre sur Oléron. Mais nous avons dû mener des essais de février à juin 2012, quasiment tous les jours pour trouver la bonne recette. Dès le départ, nous nous sommes attachés à la qualité des produits, même s’ils ne sont pas forcément bio. Pas trop de sucre, ni colorant ni conservateur, et nous n’utilisons que des arômes naturels. Nous travaillons avec un aromatiseur de Grasse. »

De nouvelles saveurs

Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que le célèbre gastronome Gilles Pudlowski passerait sur l’île et goûterait sa limonade avant de la faire figurer dans la rubrique « La bouteille de la semaine » d’un numéro du Point International, puis dans un hors-série du titre. « Je n’étais pas au courant. ça a boosté les choses », s’amuse aujourd’hui le quadragénaire.

Depuis, il a élargi sa zone de chalandise. En plus de l’île d’Oléron, sa limonade se trouve à Saintes, Royan, La Rochelle, Niort, Lacanau, au Center Parcs de Loudun, dans des bars et des restaurants, dans les épiceries fines. Le couple en écoule « plusieurs milliers de bouteilles », nature ou parfumée à la pêche blanche. Depuis 2015, il conçoit aussi le Oléron cola et depuis quelques mois, le Oléron mojito. « Dans le cola, nous sommes obligés de mettre des colorants, s’excuse presque Stéphane Lemieux. Sinon, c’est comme la limonade aux fruits rouges, la boisson a une couleur blanche. » Et lui, il en veut le moins possible, des colorants. Au point de se restreindre dans ses recettes.

O. G.

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