Carine Souriau, épicière d’objets artistiques

Publié le 6 avril 2018 | Entreprises

articerie

A 46 ans, Carine Souriau est à la tête de l’Articerie, une épicerie d’objets artistiques et artisanaux et autres jolis articles, située au 45, rue de Saumur à Migné-Auxances, route de Saumur, rencontre avec cette épicière.

Située dans le bourg de Migné-Auxances, on remarque facilement la devanture de l’Articerie. Pour Carine Souriau, la gérante de cette épicerie proposant des objets artistiques et artisanaux, la seule solution, pour ne pas se ruiner dans un bail commercial, était de trouver une bâtisse aménageable en commerce et où elle pouvait vivre avec son mari et ses deux enfants.

Au rez-de-chaussée de cette ancienne ferme, Carine a pu installer l’épicerie ouverte du mardi au samedi. Les objets sont exposés sur des meubles anciens souvent repris en home staging. Il y a même un salon de thé. Au mur, des oeuvres de créateurs. Sa boutique est remplie d’objets. « Je la définirais comme une épicerie d’objets. » À la fois des objets artisanaux, artistiques, des pièces uniques réalisées par des créateurs et des articles coup de coeur qu’elle prend auprès de fournisseur. « J’ai voulu vraiment développer l’idée d’une épicerie d’objets autour de quatre univers : un décalé, un coloré, un rétro-vintage, un poétique. »

Ce projet d’épicerie originale trottait dans la tête de Carine depuis une quinzaine d’années au moins. « J’ai toujours aimé les boutiques de créateurs, de pièces uniques. Je voulais ouvrir la mienne. » Peut-être une envie qui lui vient de ses grands-parents qui tenaient une épicerie dans un village de Vendée. D’ailleurs, l’emblème de sa boutique, c’est leur balance d’époque. Elle y est exposée.

Des objets uniques et originaux 

Hormis la gérance de son Articerie, Carine Souriau a conservé à mi-temps son travail de psychomotricienne à l’hôpital Henri Laborit de Poitiers pour garder une certaine sécurité financière. « Je n’imaginais pas que le travail souterrain prendrait tant de place. Je n’ai plus le temps de créer concrètement mes propres objets mais en ayant sa boutique on est amenés à  créer des événements, des aménagements … » Des événements, elle en organise fréquemment le week-end sous forme d’ateliers payants (pour payer les matières premières et les casses-croûtes) où six personnes peuvent apprendre à réaliser des objets. « On passe souvent de bons moments. Les ateliers sont de vrais échanges. Ils durent une ou plusieurs heures, une demi-journée, voire une journée … »

Après un peu plus d’un an d’exercice — l’Articerie a ouvert en novembre 2016 — Carine Souriau ne se verse aucun salaire mais elle a atteint un premier objectif. « Mes bénéfices ont équilibré toutes mes dépenses (achats de fournitures, l’aménagement, le stock de marchandises). » Pour sa deuxième année, elle espère toucher un salaire. « Je ne vais pas pouvoir faire ça toute ma vie sans tirer de bénéfices. » Mais si elle a pu ouvrir c’est aussi parce qu’elle fait partie d’une coopérative. L’Acéascop, une coopérative d’activité et d’emploi située à Châtellerault l’accompagne pour développer son projet économique. « Mine de rien cela rassure. On peut demander conseil. Malgré tout, je fais ma comptabilité et la coopérative valide les comptes. C’est elle aussi  qui redistribue l’argent aux créateurs. Cela les met en confiance », explique Carine Souriau.

Au fur et à mesure, Carine a su se trouver une clientèle fidèle essentiellement féminine. « Même si les hommes viennent souvent ici pour offrir des petits cadeaux à leur femme », sourit-elle. En tout cas à l’Articerie, l’épicière prendra à chaque fois du plaisir à expliquer la provenance des produits, comment ils ont été confectionnés. « Les gens ont besoin de mettre du sens à leur achat, à moi de leur en donner. »

J. P.

Page Facebook de l’Articerie.

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