CookingSteph fait rêver les enfants grâce au cake design

Publié le 2 mars 2017 | Actualité / Portrait / Une

cookingsteph

2016 aura été une belle année pour Stéphanie Guérin. Avec pour final, un prix mondial décroché aux Cake Masters Awards par la French Cake Union, dont elle fait partie. Elle part reboostée pour 2017 et des projets plein la tête.

Cake designer à Saint-Julien-l’Ars, elle crée des gâteaux sensationnels tout droit sorti de son imagination, grâce à la pâte à sucre. « Mon métier, c’est de créer du bonheur à manger, c’est de mettre des paillettes et des étoiles dans les yeux des enfants et des grands. Je m’épanouis en vendant du rêve  … il n’y a rien de plus beau ! »

Elle a contracté le virus du cake design « par hasard », en 2011, alors qu’elle réfléchissait à un gâteau original pour les 10  ans d’une de ses filles. De sa passion dévorante, elle en fait son métier. Elle quitte son poste d’agent administratif dans l’Education nationale pour lancer en 2012 CookingSteph. « C’est un métier qui n’existe pas. Je ne suis pas pâtissière, je ne fais pas un métier d’art, j’ai une spécialité : la pâte à sucre. Notre seule limite sont nos capacités techniques. » Quand elle a commencé, beaucoup, dont les banques, l’ont regardée avec scepticisme. « Quitter un emploi pour faire des gâteaux  … j’ai connu le parcours du combattant pour m’installer. » Depuis, elle s’attache à faire reconnaître sa spécialité comme un métier à part entière.

Les Oscars du cake design

Le point d’orgue de l’année 2016 aura sans nul doute été, pour Stéphanie Guérin, le prix mondial décroché aux Masters Cakes Awards par la French Cake Union. C’est une reconnaissance mondiale du cake design français. « Nous avons voulu montrer par notre collaboration ce qu’il est possible de réaliser en tant que cake designer. » Elles sont ainsi 18 à s’unir autour de créations qui nécessitent des mois de travail. Leur première oeuvre collective, le Cube, est un fonds marin australien de 9 m3, reconstitué à taille réelle, le tout bien sûr à base de gâteaux et de pâte à sucre. C’est ce projet qui se voit décerner la plus haute récompense du milieu, le 5 novembre à Birmingham, en remportant le trophée du « Best Show Piece 2016 ». « C’était la première fois que la France était nominée, sur plus de 17  000 projets dans notre catégorie, notre projet faisait partie des quatre finalistes. C’était déjà énorme … mais de gagner. Le temps s’arrête. C’est un de mes plus beaux souvenirs. » La French Cake Union ne va pas en rester là, deux nouveaux projets, pour avril et septembre, sont déjà en préparation. Un reportage pour 66  Minutes sur M6 est en tournage. Elle devrait aussi participer à de nouvelles collaborations internationales. « C’est important de s’ouvrir, se rencontrer, d’échanger, de partager ses expériences. »

Des projets humanitaires

De son côté, elle prépare un concours de cake design qui aura lieu pendant la Foire de Poitiers, du 20 au 28 mai. Quatre catégories sont ouvertes : wedding cake, cupcakes, gâteau sculpté et junior. « Il n’y a pas de thème, mais je veux que tout le monde prenne plaisir à réaliser son gâteau. Je veux en voir de toutes les couleurs ! » C’est aussi là un moyen de faire connaître cette spécialité, de peut-être faire naître des passions, mais aussi de récolter des fonds. La totalité des inscriptions ira à l’association La vie en Roses et servira à financer des actions pour les associations Ange é là, les Enfants du Désert, la Croix Rouge française ou encore le cancer du sein.

Maman de cinq enfants, Stéphanie Guérin est une femme d’engagements. Aventurière, aimant les nouveaux défis, en 2014, elle participe à son premier Trophée Roses des sables. A son retour, il était clair qu’elle ne pourrait s’arrêter là. « On dit que cette course transforme, oui c’est sans doute vrai, mais j’étais dans l’incapacité de ne pas continuer. Apporter de l’aide aux enfants, des chaussures, un tapis d’éveil, un fauteuil roulant, ce n’est peut être qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais au moins je l’ai fait. » Autour d’elle, toute une équipe s’est montée et en premier lieu, son mari, « mon plus fidèle partenaire ». Elle met sa technique au service de la bonne cause et récolte de l’argent en vendant des cupcakes sur les salons. « L’année dernière, j’ai rencontré des collégiens de Lussac-les-Châteaux. Ils ont réalisé des ventes, se sont mobilisés pour récolter des fonds et des dons. C’est tout ça que j’aime. C’est le partage, de voir briller les yeux des enfants quand ils apportent leurs dons ou quand, à l’inverse, ils reçoivent un vêtement, des fournitures  … toute l’émotion qu’il s’en dégage, c’est magique ! » Du 11 au 22  octobre, elle repartira sur les pistes du Maroc, en attendant, elle prépare un afterwork, un concert et sans doute un loto, une zumba pour récolter des fonds. Stéphanie Guérin n’est pas prête de s’arrêter.

M. W.

Partenaire : Inovis asset management