Définir la pénibilité, un casse-tête

Publié le 29 janvier 2015 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

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Le compte personnel de pénibilité est entré en vigueur ce 1er janvier. Quatre critères, pour le moment, définissent la loi : le travail de nuit, les équipes successives alternantes, le travail répétitif et les activités exercées en milieu hyperbare. Le patronat demande l’abrogation de la loi.
« Bien sûr que les entreprises prennent en compte la pénibilité pour améliorer les conditions de travail, précise d’emblée Richard Lazurowicz, le président du Medef de la Vienne. Les chefs d’entreprise travaillent sur la prévention comme les risques de troubles musculo-squelettiques. Le bien-vivre des salariés permet une meilleure compétitivité. » Le Medef rencontre donc les chefs d’entreprise de la Vienne pour expliquer la nouvelle loi et comment définir ces critères. Marie Vaskou, chef de service de l’Union nationale des industries et métiers de la métallurgie est venue à Poitiers pour détailler les dispositifs de cette nouvelle loi. « Le compte pénibilité heurte les chefs d’entreprise qui mettent en place une prévention pour les salariés. Surtout, cela n’enlève pas la pénibilité comme les gestes répétitifs. Puis à l’heure où le gouvernement parle de simplification, ce dispositif déjà compliqué devrait obliger, pour son suivi, à mettre en place de nouveaux outils. » Pour la spécialiste il faut réaliser une étude d’impact avant même de définir précisément les 4 critères. « Ce qui est important pour nous c’est la sécurité juridique des entreprises pour qu’elles ne se fassent pas attaquer sur un point qu’elle aurait mal défini. »
Selon le Medef de la Vienne, 15 % des salariés seront concernés par cette mesure. Certains pourront gagner 2 ans pour leur départ à la retraite selon les points accumulés pendant leur carrière. Prochain rendez-vous en juin pour le rapport sur la définition, notamment du travail de nuit.
J.-P. G.

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