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Domaine de Villemont, par amour de la vigne

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Domaine de Villemont, par amour de la vigne

Virginie Bourdier fait partie de la quatrième génération qui produit du vin sur le Domaine de Villemont
à Mirebeau. Une histoire de famille réunie autour d’une même passion.

Depuis quatre générations, la famille Bourdier fait du vin sur le Domaine de Villemont, à Mirebeau. Les arrières grands-parents cultivaient la vigne et vendaient leur vin en direct. Les grands-parents étaient apporteurs pour les caves coopératives. Annie et Alain, les parents travaillaient également avec les caves coopératives. Puis en 1998, la quatrième génération a intégré cette aventure familiale avec Virginie puis son frère Rodolphe.

« En 1995, nous avons vu nos parents repartir de zéro en choisissant de créer un domaine indépendant. Ils cultivaient 11 hectares et produisaient 5  000 bouteilles. Aujourd’hui, nous avons 34  hectares de vigne et faisons 90 000 bouteilles », explique Virginie Bourdier. Après ses études de commerce, elle a rejoint ses parents avec l’envie de faire vivre ce domaine. « Mes parents m’ont laissé six mois après mes études de comptabilité pour prendre ma décision. Ça me paraissait logique de continuer avec eux. Mes parents sont alors devenus mes associés et mes collègues de bureau. » 

Chacun son domaine

Dans la famille Bourdier, chacun a sa place et nul ne marche sur les platebandes de l’autre : le père et le frère sont sur la partie culture de la vigne et production du vin, la mère est chargée de la gestion et Virginie s’occupe de la partie commerciale, de l’exportation, des relations avec les clients et de la nouvelle activité d’œnotourisme. « L’œnotourisme est vraiment quelque chose qui me tenait à cœur. Je voulais offrir plus qu’une simple dégustation. Nous avons ouvert une salle de réception et nous proposons des visites du domaine et des vignes, en anglais et en allemand également. Nous pouvons recevoir jusqu’à trois bus. Pour avancer dans notre secteur d’activité, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit. J’ai toujours vu mes parents plein d’optimisme, ils ont cru en leur produit, leur région, nous poursuivons dans ce sens. »

L’indépendance en bouteilles

Cette indépendance lui tient particulièrement à cœur et c’est tout naturellement que Virginie Bourdier a souhaité intégrer le réseau des vignerons indépendants de France dans lequel elle s’est investie à l’échelon national pour toute la partie communication de la région Anjou-Saumur-Val de Loire. 

Si une bonne partie de la production passe en vente directe, Virginie Bourdier a développé la présence sur les grands salons des vins et vignerons sur lesquels elle se déplace une quinzaine de fois par an. « Cette année, tous les salons s’annulent les uns après les autres à cause de la Covid. Nous devons réinventer notre métier en développant la livraison par internet et en jouant la carte du local. Ce métier n’est jamais le même. Au départ, il ne faut pas oublier que nous travaillons un produit vivant et la nature nous donne un produit différent chaque année. Nous sommes habitués à devoir nous adapter en permanence. Ce qui ne change pas, c’est le respect de la nature que l’on nous a transmis. »

S. B.

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