Domalys met du génie dans sa lampe

Publié le 20 février 2018 | Entreprises

Concepteur et fabricant d’équipements destinés à préserver l’autonomie des personnes dépendantes, avec son nouveau produit Aladin, la jeune PME entre au domicile des particuliers et part en même temps à la conquête des marchés internationaux.

Acteur de la silver économie, Domalys conçoit des solutions innovantes pour le bien-être des personnes dépendantes et l’amélioration des conditions de travail des soignants. « Notre objectif est avant tout d’embellir le quotidien des personnes âgées, explique Maximilien Petitgenet, dirigeant et associé de l’entreprise. Au départ, nous étions plus sur les meubles, aujourd’hui nous évoluons vers les objets connectés, qui sait ce que demain nous inventerons. Il y a de multiples besoins, l’important est de faire quelque chose qui nous plaise tout en améliorant la vie des seniors. »

Leur dernier produit est une lampe magique au doux nom d’Aladin. Cette lampe détecte les mouvements et éclaire automatiquement les déplacements des personnes pendant la nuit notamment. L’éclairage a été particulièrement étudié pour éviter l’éblouissement, qui est aussi un facteur de chute. Enfin, le design de l’objet a aussi été travaillé. « Si Aladin avait ressemblé à un équipement pour personnes âgées, il n’aurait pas plu. Les seniors sont tout autant que nous séduits par un objet moderne », confirme Maximilien Petitgenet. Aladin alerte également les aidants familiaux et est équipé d’un service de télé-assistance.

Conquérir les Etats-Unis

C’est avec ce produit que Domalys compte bien conquérir les Etats-Unis. A peine rentrés du CES de Las Vegas, le plus important salon mondial dédiés aux nouvelles technologies, les deux dirigeants sont ravis. « Il y a encore six mois, nous n’imaginions pas exposer au CES de Las Vegas. L’un de nos objectifs était de valider le marché américain : notre produit, son prix, les cibles à privilégier … Nous savons désormais vers qui aller. » L’objectif était aussi de trouver des distributeurs sur place. « Nous sommes plutôt bien engagés puisque nous signons avec l’un d’eux et nous avons d’autres contacts à approfondir. » Le CES est aussi un formidable support de communication. « Nous avons pu rencontrer des journalistes de tous les continents et eu des interviews pour la télévision mexicaine, des magazines italiens, de Nouvelle-Zélande et de grands médias américains  … Nous avons eu de bons retours. » Les échanges ont été fructueux. « Nous avons pu aussi repérer des entreprises avec qui nous aimerions travailler et d’autres nous ont sollicité pour des devis. » Un bilan très satisfaisant pour l’entreprise. « Nous y retournerons sûrement. »

Chez les particuliers

Et Domalys ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Notre objectif pour cette année est bien de s’implanter aux Etats-Unis. Nous devrions d’ailleurs recruter quelqu’un pour s’occuper de l’export et ouvrir d’autres pays comme, l’Allemagne, l’Italie ou l’Australie. »

Car leurs produits sont la solution à de nombreux problèmes universels. L’une des clés du succès : la co-conception mise en place avec des équipes soignantes et d’ergothérapeutes au sein d’un living lab’. « Les utilisateurs sont les mieux placés pour exprimer leurs besoins. Leurs conditions de travail et leur santé sont en jeu. Nos outils limitent les risques de troubles musculo-squelettiques. »

Depuis 2014, des centaines de maisons de retraite ont déjà été séduites par les produits de la jeune PME aux 27 salariés et 2,7  M€ de chiffre d’affaires. En 2018, l’entreprise s’attaque à un nouveau challenge : travailler sur de nouveaux canaux de distribution (revendeurs, entreprises d’aide à domicile, pharmacies …) « Ce sont autant de personnes que nous devons convaincre, des formations à mettre en place pour les vendeurs. » Les projets ne manquent pas pour 2018.

Mathilde Wojylac

Partenaire : Inovis asset management