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Entre producteurs et commanditaires, il y a Le Bonsens

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Entre producteurs et commanditaires, il y a Le Bonsens

Deux Rochelais ont lancé une plate-forme numérique baptisée le-bonsens.fr pour mettre en relation les producteurs locaux et les gestionnaires de restauration collective.

Le-bonsens

Deux Rochelais ont lancé une plate-forme numérique baptisée le-bonsens.fr pour mettre en relation les producteurs locaux et les gestionnaires de restauration collective.

Dans un premier temps, l’agglomération de La Rochelle sert de laboratoire. Mais très vite, Le-bonsens va être élargi au département, à l’ancienne région Poitou-Charentes et, à la rentrée scolaire 2016/2017 si tout se passe bien, à l’ensemble du pays.

De multiples tentatives ont été lancées dans l’Hexagone pour mettre en relation producteurs et acheteurs locaux, mais aucune n’a encore trouvé la solution viable économiquement, soit parce qu’elles vivaient des aides publiques soit parce que la question de l’acheminement se posait. Le Bonsens, créée par Fabien Ferdinandy, également fondateur de l’agence de communication Moustic multimédia, et Laurent Granier, directeur général de Le Bonsens en charge de la logistique, n’auront pas ce problème. « Nous assurons la collecte et la livraison des matières premières », expliquent le duo. En retour, la plate-forme prend une marge de 5% sur le producteur et l’acheteur. En revanche l’inscription est gratuite.

Poisson frais

La liste des matières premières n’a aucune limite et devrait dépasser les 500 produits différents. Parmi ceux-ci les produits agricoles auront une place de choix. « Cette plate-forme offre le moyen pour les gestionnaires de restaurants collectifs de nous faire connaître leurs besoins tant quantitativement que qualitativement. Cela nous permettra d’accompagner les agriculteurs pour mettre en production ce qui est vraiment attendu », a réagi Didier Gauchet, directeur général de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime. Mais surtout, le poisson frais figure sur la liste, alors qu’ « il n’existe aucune filière locale ou nationale pour la restauration collective. Dans le même temps le port de La Rochelle a besoin de solutions pour vendre sa pêche et sauver ses bateaux », souffle Laurent Granier.

Coût matière plus cher

Cette filière intéresse particulièrement le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), qui sert environ 20 millions de repas par an dans les quatre départements du Poitou-Charentes. « Nous sommes sensibles au développement des circuits courts en termes d’achat de denrées alimentaires qui ne relèvent pas d’un marché national, explique Karine Peltier, directrice du pôle restauration et hébergement universitaires pour Niort et La Rochelle. Je vois dans Le Bonsens une possibilité de nous approvisionner en poisson frais. Nous faisons un test. » Dans son sillage, 42 collectivités se diraient prêtes à tenter l’aventure.

Reste que l’achat local entraîne une augmentation du coût matière d’un repas, qui passe « de 1,5 euro en moyenne à 2 euros », reconnaît Fabien Ferdinandy. Mais pour Sylvie Legros, responsable du pôle économique et développement local de la communauté d’agglomérations de Royan, « le surcoût n’est pas un écueil. A terme cela ne coûte pas plus cher car les produits de qualité se conservent mieux, se préparent mieux et entraînent moins de perte. »

O. G.

le bonsens

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