Connect with us

Eurékam interagit dans le traitement des cancers

drugcam

Entreprises

Eurékam interagit dans le traitement des cancers

A La Rochelle, la société Eurékam a mis au point le Drugcam, un système d’analyse vidéo permettant d’éviter l’erreur médicamenteuse dans la fabrication des traitements des cancers.

drugcam

A La Rochelle, la société Eurékam a mis au point le Drugcam, un système d’analyse vidéo permettant d’éviter l’erreur médicamenteuse dans la fabrication des traitements des cancers.

« Le préparateur en pharmacie travaille sans filet, pose d’emblée Benoît Le Franc, pharmacien hospitalier à La Rochelle et inventeur du procédé Drugcam. Les protocoles médicaux pour soigner les cancers par chimiothérapie ne peuvent être que fabriqués à l’unité, selon une posologie adaptée à l’état de santé du patient. Il n’y a pas de standardisation possible. » En moyenne en France selon lui, le taux d’erreurs médicamenteuses s’établit « autour de 5 % chaque année ». Alors pour sécuriser ce processus, il a imaginé un dispositif, puis a créé un prototype avec l’université de La Rochelle.

Synthèse de préparation

Drugcam repose sur l’analyse vidéo. Le préparateur en pharmacie présente tous les éléments devant une caméra équipée d’un lecteur numérique capable de lire un QR code, un code barre ou s’il n’y a rien, de s’assurer qu’il s’agit du bon produit à travers une base de donnée. « Drugcam est procédurier, indique Loïc Tamarelle, informaticien qui a développé les algorithmes nécessaires au système et qui a fondé la société Eurékam en 2012 avec Benoît Le Franc. Il faut lui présenter les étapes de fabrication une par une, bon produit, dose prélevée et étiquetage. S’il détecte un problème, Drugcam bloque le processus immédiatement. » Ensuite tous les éléments sont transmis au pharmacien qui supervise les préparateurs. Celui-ci peut voir la synthèse de préparation via des marqueurs vidéo et savoir quelles erreurs ont été commises et quelles corrections ont été apportées. Ensuite les images sont archivées et conservées.

Sérénité

« Drugcam apporte de la sérénité pour le pharmacien comme pour le préparateur, reconnaît Benoît Dalifaud, pharmacien et responsable de l’URC de l’hôpital de La  Rochelle. On a le film de la préparation. On peut le revoir pour être sûr du dosage et du bon patient. » Ce système apporte également plus de confort aux préparateurs. « On est indépendant, apprécie Sabrina, préparatrice en pharmacie à La Rochelle. Avant il fallait attendre un collègue pour assurer le contrôle. Maintenant il n’y a plus besoin. On gagne aussi du temps. »

Une quinzaine de centres hospitaliers français s’est déjà équipée, dont la Pitié Salpêtrière, les hôpitaux de Clermont-Ferrand, du Havre, de Marseille ou encore l’oncopole de Toulouse. Des hôpitaux canadiens et américains s’y intéressent aussi, « mais ils ont parfois du mal à croire que c’est possible », indique Loïc Tamarelle. D’ici la fin de l’année, le système Drugcam devrait être étendu à la pédiatrie et à l’anesthésie.

O. G.

Continue Reading

More in Entreprises

En haut