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Grand Poitiers : oui à l’aéroport, non au low cost

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Grand Poitiers : oui à l’aéroport, non au low cost

Le conseil communautaire de Grand Poitiers a entériné, vendredi 4 octobre, le principe de ne plus financer les lignes commerciales low cost de l’aéroport Poitiers-Biard.

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Le conseil communautaire de Grand Poitiers a entériné, vendredi 4 octobre, le principe de ne plus financer les lignes commerciales low cost de l’aéroport Poitiers-Biard. « Je m’en tiendrais aux faits, Grand Poitiers estime qu’aucune raison économique, sociale ou environnementale ne justifie plus de continuer à financer ces lignes aériennes, a expliqué Alain Claeys, président de la communauté urbaine. Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale de mobilités au service des habitants et des entreprises du territoire. »

Il est ainsi revenu sur les raisons de ce choix. « Depuis 10 ans, des moyens de déplacements collectifs et individuels complémentaires ont été mis en place pour s’adapter aux besoins des usagers. » Alain Claeys a rappelé le choix de la collectivité de participer au financement de la ligne à grande vitesse Paris-Tours-Bordeaux, tout en maintenant une gare multimodale en centre-ville de Poitiers. « L’agglomération est très bien desservie par le rail aujourd’hui », estime-t-il et de souligner les connexions avec Paris, Bordeaux, Lille, mais aussi via ces nœuds, la possibilité de poursuivre vers le reste de l’Europe ou encore avec l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle d’aller à l’international. « A l’exception de la vallée du Rhône et ainsi du sud-est de la France. C’est pour cela que nous continuerons à financer la ligne La Rochelle-Poitiers-Lyon, car derrière, il y a un sujet d’aménagement du territoire. »

Pour autant si Grand Poitiers arrête de financer les lignes aériennes commerciales, la collectivité continuera à abonder à son fonctionnement. « L’aéroport est indispensable à notre territoire, il a des fonctions de centralité importantes : pour les greffes au CHU, la sécurité publique … Pour autant, est-ce qu’il y a nécessité que le contribuable poitevin finance ces lignes low cost, alors que le territoire est bien desservi ? Nous sommes cohérents dans notre démarche. Ces lignes peuvent être équilibrées et atterrir à Poitiers sans être subventionnées. »

Des garanties

Cette position a été discutée avec le Département de la Vienne, deuxième actionnaire du Syndicat mixte pour l’aéroport de Poitiers-Biard. Dans les nouveaux statuts qui seront adoptés, il sera ainsi stipulé que Grand Poitiers ne contribuera en aucune manière au financement des lignes low cost à l’exception de la ligne vers Lyon. La collectivité garde également une minorité de blocage au syndicat.

Face au renouvellement de la délégation de service publique pour la gestion de l’aéroport, la collectivité s’est positionnée pour un contrat à 12 ans face aux investissements à réaliser. « Il y aura un suivi chaque année, et au bout de six ans, la possibilité de sortir unilatéralement, sans indemnités, si les objectifs ne sont pas atteints par le concessionnaire. L’écart constaté entre le trafic prévisionnel et effectif ne devra pas dépasser 25 %. » C’est aussi une garantie suite à l’échec de la délégation actuelle et aux observations de la Chambre régionale des comptes.

Mathilde Wojylac

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