Habiller un bâtiment de métal avec Bacacier

Publié le 29 octobre 2015 | Entreprises

bacacierDe 5 personnes en 1992 à 40 salariés aujourd’hui, le site des Roches-Prémarie a bien évolué, mais toujours avec le même métier : la fabrication de tôles pour la couverture et le bardage.

Depuis les débuts de Metal SA en 1992, dans l’usine des Roches-Prémarie, le groupe Bacacier a bien évolué.

« Tout est parti d’un concours de circonstances au départ, se rappelle Jean-Marie Gancel, membre de la direction de Bacacier. Il fallait un repreneur au site, Alain Montaut par le biais de Métaléco était intéressé pour transformer de l’acier à son compte. L’activité a démarré avec 5 personnes et une chaîne. » Aujourd’hui, le groupe Bacacier englobe 23 sites, compte 350 personnes pour 90 000 tonnes d’aciers transformés et un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros. Il fournit tout l’habillage métallique du bâtiment aussi bien pour l’industrie, que le tertiaire, l’agricole ou le résidentiel et représente 20 % du marché français. « Le plus important pour nous ce sont les hommes et les femmes qui composent la société. En devenant un groupe, nous avons toujours veiller à garder un ADN humain, un esprit de PME/PMI, une réactivité, souligne Jean-Marie Gancel. C’est aussi quand tout va bien, qu’il faut penser à demain. Nous nous devons d’avoir des basiques, comme des produits nouveaux qui vont apporter un plus. »

40 personnes travaillent sur le site des Roches-Prémarie. Tous les jours, d’énormes bobines d’acier galvanisé laqué arrive dans les ateliers pour ressortir sous forme de tôles prêtes à être posées comme couverture ou bardage.

Avec 2 largeurs, 3 épaisseurs et 20 couleurs d’acier, ainsi que 13 modèles de forme, les possibilités et la gamme sont larges. Les bobines sont déroulées et passe ensuite dans la profileuse. « Tout notre métier va consister à avoir la bonne recette pour que l’acier sous l’action des têtes de profilage (15 au total) se déforme progressivement. Le tout sans aller trop vite pour ne pas dégrader le matériau, la couleur ou casser la tôle », explique Claude Stevenin, directeur du site. Coupées, pliées, emballées, elles repartent ensuite couvrir les bâtiments de France.

Les tôles obtenues sont ensuite destinées aux artisans, étancheurs, charpentiers du grand Ouest, mais aussi aux distributeurs comme Castorama, Point P ou Brico Dépôt (le site de la Vienne alimente d’ailleurs les 118 magasins de France).

L’entreprise a connu plusieurs agrandissements, dont un des derniers en 2010. « Nous avons toujours veillé à la sécurité de nos salariés. Nous avons un métier dangereux. Nous manipulons un matériau lourd et tranchant », rappelle Claude Stevenin. Dans l’usine, un espace permanent est dédié à la sécurité au travail. « Chacun apporte ses idées. Nous considérons que c’est celui qui opère qui connaît le mieux son environnement de travail. » Le groupe investit chaque année sur le site. Après le recrutement, l’une des problématiques de l’usine aujourd’hui est d’avoir un débit internet suffisant pour travailler.

M. W.

Partenaire : Inovis asset management