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Publié le 6 mars 2019 | Lire IE Mensuel / Une

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Avançons côte à côte

Issue d’une famille méditerranéenne, j’ai toujours dû batailler contre les stéréotypes sexistes qui m’entouraient. « Une femme n’a pas de force. » Ah bon ? Je vais faire de la boxe. « Une femme, ça s’occupe des enfants. » Je veux bien, mais je veux travailler aussi. « Tu te trouveras un bon mari. » J’en suis sûre, il sera ouvert, aimant, mais surtout je ne dépendrais pas de lui.

A la majorité, le nid familial quitté, je me suis sentie exister. J’ai choisi les études qui me plaisaient, je travaillais la nuit pour subvenir à mes besoins, je ne dépendais plus de personne et c’était là ma plus grande liberté. Etre libre de faire ce qui me plaisait quand je le souhaitais. Par chance, j’ai trouvé ma voie et un mari aimant qui m’a toujours accompagnée et surtout encouragée quand les doutes m’habitaient. Lorsque nous sommes arrivés à Poitiers, tout le monde me demandait : « Tu as suivi ton mari ? » Non, c’est lui qui m’a suivi. Stupéfaction générale, c’est tellement peu commun.

On dit souvent, qu’il y a toujours une grande femme derrière un homme, j’ai eu la chance, d’avoir un grand homme qui m’a aidé à trouver la confiance en moi.

Cette confiance et cette liberté, je les ai retrouvées chez mon nounou Jérémy. Jeune homme de 22 ans qui garde mes enfants. Sans a priori, sans gêne, il fait le job qui lui plaît. C’est lui qui m’a inspirée cette thématique : « Et si les métiers n’avaient plus de genres ? » Et si nous mettions ces hommes qui exercent des métiers dits de femmes à l’honneur, pour montrer que cela existe et qu’ils le vivent très bien ! Nous avons trouvé ces talents en Vienne, ils sont esthéticien, sage-femme, Atsem, assistant maternel … et tous travaillent avec le sourire car c’est un métier qu’ils ont choisi et dans lequel ils s’épanouissent.

Soyez vous-même, comme le conseille notre coach Julie Ruffel, regagnez l’amour de soi et faites-vous confiance. Femme, homme, transgenre, peu importe le sexe, ce qui compte s’est être heureux dans son travail et que le travail ne soit pas une contrainte, mais une valeur dans laquelle on s’éveille.

Bonne lecture,

Lydia De Abreu,

rédactrice en chef

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