Isabelle Dilhac, la proximité avant tout

Publié le 7 septembre 2017 | Actualité / Portrait / Une

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La nouvelle préfète de la Vienne a pris ses fonctions en début de semaine. Un retour aux sources et une grande fierté pour cette native de Ceaux-en-Couhé.

Pour sa première sortie officielle en début de semaine, Isabelle Dilhac, la nouvelle préfète n’a pas dérogé à la tradition du dépôt de gerbes devant le monument aux morts, à Poitiers. « C’est un territoire que j’ai bien connu dans mes vies antérieures et que je retrouve avec bonheur, souligne Isabelle Dilhac. Je vais mettre toute mon énergie au service du département. » En effet, la nouvelle préfète est native de Ceaux-en-Couhé, a fréquenté le lycée de Civray, avant de rejoindre l’université de Poitiers pour y suivre une maîtrise de lettres. Elle commencera sa carrière au tribunal administratif de Poitiers en tant que greffière, puis magistrate, mais bifurquera ensuite vers le corps préfectoral. Elle débute par un remplacement et ce qui ne devait qu’être provisoire, dure depuis 20 ans. Elle démarre donc en tant que sous-préfète de Bellac en 2007 puis poursuivra en Indre-et-Loire, Lot-et-Garonne, Manche, Gironde sur différents postes préfectoraux. En 2012, elle est nommée préfète de la Meuse, puis de l’Aube en 2105 pour finalement, aujourd’hui, revenir en Vienne. « Je souhaitais rentrer dans l’Ouest, mais la région est vaste. C’est une heureuse surprise pour moi et c’est avec bonheur et fierté que je retrouve le département de mes origines, même si je ne promets pas de reconnaître tout le monde ! », plaisante-t-elle.

Proximité, détermination, écoute et autorité

Après un entretien avec sa prédécesseure Marie-Christine Dokhélar, dans les prochaines semaines, elle va s’employer à rencontrer les acteurs locaux et prendre connaissance rapidement des différents dossiers. « Ma priorité, c’est la proximité, assure Isabelle Dilhac. Je suis aussi déterminée, il faut l’être dans ce métier pour mener à bien les dossiers et mettre en œuvre les politiques publiques au bénéfice des habitants. » Ainsi si l’échelon régional coordonne et impulse les politiques, le préfet de département décline les dispositifs au plus proche des territoires. « Pour Poitiers passer du statut de capitale régionale à départementale n’est pas simple à vivre. Cela se met en place, mais il faudra du temps pour retrouver une organisation sereine. Le préfet de département porte, quant à lui, tel ou tel dossier avec conviction, énergie et détermination devant le préfet de région. Il y apporte son propre regard et sa connaissance du territoire. » Pour elle, l’écoute est indispensable. « Un préfet doit aussi faire preuve d’autorité, décider et organiser, mais toujours en amont écouter. Enfin, je travaille toujours en équipe, c’est indispensable pour moi. Préfète, c’est une mission passionnante autant que difficile, mais que j’exerce avec bonheur. J’ai connu la tempête en tant que sous-préfète de Bellac et j’ai rencontré des gens passionnés et passionnants. C’est eux qui font la richesse du métier. La deuxième chose qui me plaît, c’est que je ne sait jamais quels vont être le programme et les priorités de ma journée. Il faut examiner et parfois agir vite. »

La sécurité des biens et des personnes est l’une de ses principales prérogatives. « Le préfet doit apporter confiance et autorité. Dans le contexte actuel, la vigilance, le respect des consignes, la sécurité des manifestations sont bien sûr nos priorités. Maintenant, je suis aussi en charge de veiller à la mise en place des exercices. Même si nous sommes dans un département calme et rural, il y a une préparation à mettre en œuvre. Il faut se préparer efficacement au pire pour ne pas avoir à l’utiliser. »

M. W.

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