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L. Gallois : « Les villes les plus dynamiques sont celles avec de grandes universités »

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L. Gallois : « Les villes les plus dynamiques sont celles avec de grandes universités »

En tant que président du conseil de surveillance de Peugeot SA et président du groupe de réflexion La Fabrique de l’Industrie, Louis Gallois inaugurera la 3e édition du forum de l’innovation innovUP de l’université de Poitiers avec une intervention sur “La relation universités-entreprises, enjeu du développement des agglomérations”.

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En tant que président du conseil de surveillance de Peugeot SA et président du groupe de réflexion La Fabrique de l’Industrie, Louis Gallois inaugurera la 3e édition du forum de l’innovation innovUP de l’université de Poitiers avec une intervention sur “La relation universités-entreprises, enjeu du développement des agglomérations”.

Info-éco / Quelle place tient l’université dans les agglomérations ?

Louis Gallois / Actuellement, il n’est pas concevable qu’une agglomération  de grande taille se développe si elle n’a pas une université puissante, j’entends avec une vraie capacité de recherche. Le progrès scientifique et technologique va à une telle vitesse, qu’il est important que le tissu local soit irrigué par la recherche universitaire. Dans le monde entier, les villes les plus dynamiques, les plus vives sont celles avec de grandes universités. C’est fondamental.

Info-éco / Quel est le premier levier d’attractivité d’une université ?

L. G. / Le b.a.-ba, c’est la formation. L’université a fait beaucoup de progrès en s’adaptant aux besoins des entreprises, en introduisant la formation tout au long de la vie, l’alternance. L’université dispose désormais d’écoles d’ingénieurs, de chercheurs de renom, de docteurs — même s’ils ne sont pas reconnus suffisamment dans l’entreprise en tant que tels et pourtant ils y apportent une dimension supplémentaire. Les personnes qui sortent de l’université sont des maillons essentiels dans la transmission de nouvelles pratiques, de l’innovation par leur intégration dans les entreprises.

Info-éco / Quels sont les autres dispositifs de transferts d’innovation entre université et territoire ?

L. G. / Il y a évidemment les laboratoires de recherche et les services dédiés à la relation entreprise dans les universités ; et aussi les IUT (institut universitaire technologique), les CRITT (centre régional d’innovation et de transfert de technologie), les SATT (les sociétés d’accélération du transfert de technologies) qui organisent la diffusion de l’innovation sur les territoires, les instituts de recherche technologiques. Il y a également des mécanismes incitatifs avec les crédits d’impôts recherche, les pôles de compétitivité, les bourses Cifre (convention industrielle de formation par la recherche). De nombreux mécanismes existent pour faciliter ces transferts, aux acteurs de les faire fonctionner au maximum. Ce n’est pas encore aussi fluide que dans d’autres pays, mais il y a incontestablement des progrès.

Info-éco / Comment accentuer les relations entre université et PME ?

L. G. / Si les grands groupes ont l’habitude de ces différents dispositifs, il est vrai que pour les PME, c’est plus compliqué. Il est difficile pour les universitaires de faire la promotion de leurs capacités auprès des entreprises. Les chambres de commerce et d’industrie et les branches industrielles doivent y participer. De l’autre côté, l’image véhiculée des chercheurs dans leur tour d’ivoire, est terminée. Les contacts entre chercheurs et entrepreneurs sont nombreux, prennent plusieurs formes, à l’université de les encourager.

Info-éco / Le statut d’étudiant-entrepreneur a-t-il facilité les créations d’entreprises ?

L. G. / Il est, en effet, essentiel, que les universités génèrent autour d’elles des start-ups par le biais des enseignants, des étudiants. Ce modèle tend à progresser. De plus en plus d’étudiants s’y intéressent. C’est pour eux le moyen de développer un projet qu’ils ont porté durant leurs études. Cette démarche sera couronnée de succès si un écosystème favorable à la création, au développement et à l’accompagnement des start-ups, se met en place autour des universités. C’est très important, d’autant plus que cela participe à l’émulation du tissu industriel local.

Propos recueillis par M. W.

A noter : “L’université, acteur majeur de l’innovation et de l’attractivité des agglomérations”, jeudi 15 novembre, à partir de 17h, au SP2MI, sur la zone du Futuroscope. Programme : Louis Gallois interviendra sur la relation université-entreprises, après une table ronde donnant la parole à des entreprises partenaires de l’université qui témoigneront de leur expérience.

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