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L’alimentation locale au centre des attentions

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L’alimentation locale au centre des attentions

Les trois communautés de communes de Grand Poitiers, du Haut-Poitou et des vallées du Clain se sont lancées dans l’élaboration d’un Pacte alimentaire territorial.

Les trois communautés de communes de Grand Poitiers, du Haut-Poitou et des vallées du Clain se sont lancées dans l’élaboration d’un Pacte alimentaire territorial. Ensemble, les 83 communes de ce territoire veulent arriver à un plan d’actions pour offrir une alimentation locale, durable et de qualité à l’ensemble des habitants. « L’alimentation a des impacts sur la gestion de l’eau, la santé, le renouveau des pratiques agricoles …, souligne Florence Jardin, présidente de Grand Poitiers. Il faut accompagner cette envie de plus de local par le soutien à des projets au service des habitants, mais également encourager cette transformation en accompagnant tous les maillons de la chaîne, du revenu des agriculteurs aux habitudes des consommateurs. » Freddy Poirier, vice-président en charge de l’alimentation et de l’agriculture complète : « Il ne s’agit pas de bouleverser les acteurs en place, mais bien de renforcer des postures et d’accompagner ces changements. »

Avant d’en arriver là, la première phase est celle du diagnostic. Le travail a d’abord commencé par l’audition de 40 pépites du territoires, 40  acteurs de l’alimentation. Des ateliers ont ensuite été organisés sur la solidarité alimentaire, la restauration collective, les productions locales, les opportunités économiques de relocalisation ou encore l’impact environnemental des pratiques agricoles. La troisième étape était l’enquête menée auprès des habitants du territoire pour connaître leurs habitudes de consommation alimentaires (jeparticipe-grandpoitiers.fr). Ainsi, au 2 novembre, 2  366  personnes ont répondu au questionnaire. « C’est la preuve que le sujet interroge et intéresse, souligne Bérengère Mendèz, du cabinet Auxilia. Les habitants ont envie d’être associé au projet et à sa mise en œuvre. »

Les premiers résultats montrent ainsi 80 % des répondants consomment des fruits et légumes frais tous les jours. 40 % consomment des produits bio tous les jours et 65 % au moins deux à trois fois par semaine. Dans les trois principaux critères d’achat, il y a en premier lieu le goût (95 %), puis la provenance d’une production locale (75 %) et la composition du produit (71 %). Les grandes et moyennes surfaces sont les lieux les plus fréquentés pour les achats de produits alimentaires, les marchés restent très plébiscités, ainsi que les commerçants locaux. Les achats en ligne sont finalement peu courants. 56 % des répondants possèdent un jardin pour leur propre consommation. Le tri sélectif (95 %), le compostage (61 %) et l’achat en vrac sont des pratiques importantes et à développer. 94 % déclarent acheter des produits locaux, dont 70  % fréquemment. Ils manifestent ainsi leur soutien à l’économie et aux agriculteurs locaux, un respect des saisons et de l’environnement, mais aussi l’envie de goût et de saveurs.

Co-construire le PAT

Un premier forum avec les élus communautaires a ainsi été organisé le 2  novembre pour présenter les résultats de cette étude et plus largement le diagnostic de l’agriculture et de l’alimentation du territoire. C’était également un temps pour engager la réflexion sur “Quels futurs souhaitables pour notre alimentation ?”. Un deuxième forum de ce type va être organisé au mois de décembre. Des ateliers de co-construction suivront dans les premiers mois de 2021, pour une mise en œuvre du PAT espérée au printemps. 

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