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L’axe Fontenay-le-Comte/Rochefort pas pour demain

A831

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L’axe Fontenay-le-Comte/Rochefort pas pour demain

Selon les conseils départementaux organisateurs, la mobilisation pour une alternative à l’A831 a rassemblé 350  personnes à Aigrefeuille d’Aunis samedi 28 septembre, dont 200  élus de Charente-Maritime et de Vendée pour faire pression sur l’État.

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Selon les conseils départementaux organisateurs, la mobilisation pour une alternative à l’A831 a rassemblé 350  personnes à Aigrefeuille d’Aunis samedi 28 septembre, dont 200  élus de Charente-Maritime et de Vendée pour faire pression sur l’État.

Trois cars pour relier la Vendée et Aigrefeuille, un parking aménagé dans un champ de luzerne auprès duquel devait passer l’autoroute A831 entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, et au milieu de cette parcelle, un panneau indiquant la « mobilisation pour une liaison routière performante entre la Vendée et la Charente-Maritime ». Les deux conseils départementaux ont voulu faire pression sur le gouvernement au moment où l’Assemblée Nationale débat de la future loi d’orientation des mobilités et particulièrement de cet amendement qui fait jaser : la possibilité de créer des tronçons routiers non payants pour relier les autoroutes entre elles, moyennant une augmentation des tarifs de péage de toutes les autoroutes de France ou l’allongement de la concession de ces voies au secteur privé.

Pile ce qui est imaginé entre Rochefort et Fontenay-le-Comte après l’abandon du projet A831. Une autre solution pourrait apparaître avec cette loi, la possibilité pour les Départements de signer des concessions sur certaines voiries, mais avec péage. Ce qui soulagerait les finances de deux Départements, le coût des 64 kilomètres entre Fontenay-le-Comte et Rochefort s’élevant à 800 millions d’euros. Car l’État, comme souvent, a fait machine arrière depuis le lancement du projet en 1975. Il devait participer au financement, il n’en est plus question.

Eco transport en question

Le président de la Charente-Maritime Dominique Bussereau s’est chargé de refaire l’historique de cet axe routier en égratignant Ségolène Royal, accusée d’avoir enterré en 2015 la Déclaration d’utilité publique qui soutenait le projet autoroutier. Yves Auvinet, président divers droite de la Vendée, et Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, ont aussi repris le couplet.

De son côté la députée de la majorité actuelle, Frédérique Tuffnell, a reconnu que « les choses sont bloquées, je ne sais pas où ». Pourtant le financement du projet pourrait aller plus vite selon elle. « Un groupe de travail va se pencher sur l’éco transport », a t-elle annoncé. L’éco transport prévoit de faire payer non pas les usagers, mais les clients des transporteurs routiers, en fonction du montant du gaz à effet de serre produit par les camions. ça n’a pas plu à l’assistance. L’axe routier qui désenclaverait les ports de commerce de La Rochelle et Rochefort et relierait Nantes à Bordeaux, est encore loin de sortir de terre.

O. G.

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