Le carillon de Bollée attend un nouvel écrin

Publié le 7 août 2019 | Actualité / Loisirs et détente

carillon châtellerault

Retenu en 2018 par le loto du patrimoine lancé par Stéphane Bern, le carillon de Bollée de l’église de Saint-Jacques de Compostelle a obtenu 49 000 € de soutien, mais pour lancer les travaux, le bâti doit être rafraîchi. La ville de Châtellerault a sollicité de nouveau la mission Bern.

Endormi depuis plus de trente ans le carillon de Bollée de l’église Saint Jacques de Compostelle à Châtellerault, va de nouveau se faire entendre. Niché dans les deux tours, le carillon de Bollée a été classé au titre des monuments historiques en 1980. L’an passé, la ville a profité du loto du patrimoine pour solliciter une aide pour sa restauration. « La somme de 49 000  € nous a été octroyée, mais avant d’entreprendre les travaux nous devons refaire le bâti, présente Maryse Lavrard, première adjointe à l’urbanisme. Il s’est avéré que les tours ne présentaient pas de problèmes structurels, mais le bâti qui les abrite est quant à lui très dégradé. Des travaux de couverture et de remplacement de pierres doivent être menés. » Les travaux ont été estimés à 350 000  € et si le calendrier est validé, le carillon devrait sonner de nouveau pour les fêtes de fin d’année, en 2019.

carillon châtellerault

L’un des plus vieux carillon de France

Très présent dans le nord de la France,  le carillon de Châtellerault est installé en 1867 grâce à la volonté de l’abbé Boislabeille qui souhaitait écouter l’Angelus non pas à travers une boîte à musique, mais dans les tours de l’église. Il est suivi dans son projet par des paroissiens qui financent par dons 44 des 50 cloches que comptait le carillon. Depuis le carillon a subi quelques rénovations. « Sa particularité est d’être doté d’un jeu automatique commandé par l’horloge qui se déclenche trois fois par jour », se rappelle l’élue. En 1952, la machine à carillon est remplacée  par un clavier à coup de poing et deux nouvelles cloches sont ajoutées. Puis le jeu automatique a été électrifié, mais le carillon n’a cessé de subir des réparations pour finalement s’arrêter en 1988. « L’église a marqué l’histoire de la ville, c’est un lieu de passage pour les pèlerins. Dans l’attente de la réponse de la mission Bern, nous croisons les doigts, mais avons bon espoir. Ce site est un trésor local. » 

L. D. A.

A savoir : La construction de l’église Saint-Jacques a débuté en l’an 1008, par les soins d’Isembert II, évêque de Poitiers. Le carillon est composé de 2 bourdons et ses 50 “petites soeurs”. Il est l’un des rares instruments de ce type dans la région.

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