Les acteurs économiques unis pour une A147

Publié le 13 avril 2019 | Actualité / en Poitou-Charentes

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Les acteurs économiques de la Vienne (Chambre de commerce et d’industrie, Medef, Confédération des petites et moyennes entreprises, fédération du bâtiment, chambre d’agriculture) sont unanimes : tous veulent une liaison rapide et sécurisée reliant Poitiers à Limoges. « Nous sommes tous là, c’est rare, mais l’occasion nous est donnée de nous faire entendre sur Poitiers et au sein du monde politique du département et de la région, indique Claude Lafond, président de la CCI de la Vienne. C’est peut-être le moment qu’on travaille tous ensemble à un projet commun. Nous, nous avons choisi le projet qui sera le plus rapide, en s’associant avec une entreprise privée pour construire une quatre voies digne de ce nom. »

Tous penchent en faveur d’une autoroute concédée entre Poitiers et Limoges. « Ce serait une autoroute de nouvelle génération à 110 km/h, qui s’appuierait sur ce qui sera réalisé, sur les liaisons déjà construites. C’est ainsi moins d’emprise sur le foncier. Nous serons aussi vigilants sur le nombre d’échangeurs pour un maillage indispensable du territoire », souligne Martine Jammet, vice-présidente à la CCI en charge du sujet. Ce projet pourrait ainsi être le terrain pour de nouvelles expérimentations : bitume générateur d’énergie, péage, aires d’autoroute …

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Tous vantent les mérites d’une autoroute. « Pour un artisan, c’est moins de temps et plus de sécurité au volant, précise Richard Lazurowicz, président du Medef de la Vienne. C’est aussi pour le territoire, attirer de nouveau habitants, le rendre plus attractif et ainsi faciliter le recrutement de salariés et de cadres pour les entreprises du Sud-Vienne. » Jean-Louis Gautron, de la Cpme 86 n’oublie que cet axe est « la porte d’entrée vers Lyon. C’est une transversale, mais aussi un synonyme de développement économique. L’autoroute est un facilitateur de business. » Jean-René Gauron, de la Chambre d’agriculture de la Vienne souligne l’urgence de désenclaver ce territoire, tout en portant une attention particulière aux intérêts des agriculteurs, à leur indemnisation. Le président de la FFB, Jérôme Beaujaneau a indiqué sa position de soutenir le projet le plus rapide, pour un désenclavement le plus rapide. « Ce chantier serait un avantage économique en faisant travailler le tissu local (commerces, restaurants …). La Vienne a besoin de grands projets. »

Claude Lafond est catégorique : « C’est un projet indispensable. Depuis 50 ans, il n’y a pas d’entente sur ce sujet, là, tout le monde est mobilisé sur ce projet acceptable et consensuel. Nous ne voulons pas laisser mourir ce territoire, nous sommes pressés. » Tous espère ainsi voir le projet aboutir dans 10 ans pour un coût estimé de 800 millions d’euros. « Aujourd’hui, au rythme actuel, le projet ne sera fini que dans 30 ans et pour plus cher, environ 1,3  milliard d’euros. » Jean-Louis Gautron rajoute : « Si cela a été fait pour la LGV, pourquoi un projet privé ne serait pas pertinent pour une autoroute. Et si un groupe s’engage, c’est qu’il a étudié la rentabilité avant. »

Tous seront en tout cas mobilisés pour faire connaître et défendre cette option. Fin avril, une réunion sera organisée en Haute-Vienne pour prendre le pouls des entreprises du secteur. L’étude de concessibilité devrait être remise en juillet.

M. W.

Les détails sur www.a147grandouest.fr.

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