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Les entreprises face au Covid-19

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Les entreprises face au Covid-19

Face à la crise du coronavirus, lors d’une réunion organisée par la chambre de commerce et d’industrie de la Vienne, jeudi 12 mars, les services de l’Etat sont allés à la rencontre des chefs d’entreprise.

De nombreux présidents de clubs d’entreprises et de dirigeants ont pu rencontrer, jeudi 12 mars, à l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie de la Vienne, les représentants de l’Urssaf, de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), de la Banque de France, de la bpi ou encore des impôts pour parler des conséquences économiques du Covid-19. « La situation est grave, a reconnu le président de la CCI de la Vienne, Claude Lafond. Et elle évolue très vite. Au départ, la cellule de crise était là surtout pour surveiller l’approvisionnement en matières premières venues de Chine des entreprises industrielles. Désormais, les services des l’Etat se concentrent sur les impacts directs de la crise sur l’activité des PME. »

Concernant l’industrie, l’approvisionnement local est maintenu. « L’enjeu est pour les importations d’arriver à se faire servir en premier lors du redémarrage. D’autres sont passés par des voies secondaires ou d’autres fournisseurs. A priori, le trou a été évité, il n’y aura pas de dégâts irrémédiables. » Du côté du bâtiment et des travaux publics, pour l’instant le secteur résiste. Il se concentre sur les contrats en cours.

L’événementiel en souffrance

Les services sont par contre touchés. Les activités les plus en difficulté reste celles du tourisme, de l’événementiel et des transports de voyageurs. Ainsi certains traiteurs, agences de voyage ou encore autocaristes ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 80 %. « Tous les jours, on nous appelle pour des annulations. Les salons, les foires, mais aussi des séminaires …, confirme François Lafond, dirigeant de Lafond Traiteur. Et l’activité ne pourra pas être rattrapée. » Tout comme celle des hôtels qui ont vu leur chiffre d’affaires tomber à zéro sur les mois de mars et d’avril. Eric Decelle, gérant de Transazur Voyages et vice-président des entreprises du voyages pour la région Ouest ne peut que constater : « Les grèves de la SNCF ont déjà été une période difficile, là, en 48h, nous avons dû faire face à des annulations en cascade. Par contre, pour l’instant, les gens maintiennent leurs réservations de juin, d’été et sur septembre et octobre. » Le gérant a dû passer ses 19 salariés en chômage partiel, pour l’instant à 40 %, mais cela pourrait évoluer. Les modalités du chômage partiel ont d’ailleurs été assouplies.

« Certaines entreprises ont perdu 50 % de leur chiffre d’affaires immédiatement et ne le retrouveront pas avant fin mai au minimum. Dans ces conditions, le report ou l’étalement de charges ne suffira pas, pointe Claude Lafond. Il faut que le gouvernement aille plus loin. Il faudra soit des dégrèvements, soit des compensations. » « Les décalages de charges sont un vrai bol d’air pour les entreprise en difficultés aujourd’hui, confirme Catherine Lathus, dirigeante de l’entreprise de bâtiment Moreau-Lathus. Mais derrière, des compensations ou des annulations d’impôts sont indispensables. »

Tout acteur économique de la Vienne qui souhaite signaler des difficultés qu’il rencontre ou solliciter un appui peut le faire via pref-appui-economie@vienne.gouv.fr.

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