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Mécafi déploie ses ailes vers le succès avec Eolia

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Mécafi déploie ses ailes vers le succès avec Eolia

A Châtellerault, la société Mécafi vient d’inaugurer sa nouvelle usine dédiée à la production d’aubages pour le moteur de nouvelle génération, Leap. Une fierté, un exploit technique qui garantit au groupe Atmec une belle croissance.

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A Châtellerault, la société Mécafi vient d’inaugurer sa nouvelle usine dédiée à la production d’aubages pour le moteur de nouvelle génération, Leap. Une fierté, un exploit technique qui garantit au groupe Atmec une belle croissance. 

Elus, partenaires, salariés … ils étaient tous au rendez-vous pour l’inauguration d’Eolia, le 3e site industriel de Mécafi, à Châtellerault. « C’est un grand jour pour l’entreprise et ses salariés », souligne avec fierté, Sylvain Accorsini, le président de Mécafi, du groupe Atmec.

En 1993, à sa création, l’entreprise employait 50 personnes, 70  quand Sylvain Accorsini l’a reprise en 2004 et aujourd’hui sur Châtellerault, ils sont 535 sur trois sites. « Il y a deux ans pour la pose de la première pierre, nos objectifs étaient pour 2020 d’embaucher 200 personnes et de réaliser 70 M€ de chiffre d’affaires. Nous sommes en 2016, le groupe Atmec enregistre 100  M€ de chiffre d’affaires et compte plus de 700 salariés (avec les sites en Italie et Pologne). Nous sommes en avance sur nos prévisions. Tout ceci car nous avons accompagné le démarrage du projet Leap. » L’usine est dédiée à la fabrication d’aubages de redresseurs pour ce moteur de nouvelle génération, développé par General Electric et Safran Aircraft Engines.

L’excellence de la filière aéronautique française

Et les chiffres du programme Leap font rêver. Ce nouveau moteur sera sur les A320Néo d’Airbus, le 737Max de Boeing  … « Il assure 15 % de performance en plus, indique Olivier Andriès, président de Safran Aircraft Engines. C’est du carburant en moins, moins de pollution, moins d’émission de CO2. Son entrée en service, cet été, auprès de six compagnies a déjà remporté un vif succès. Nous avions 11  500  commandes avant même sa livraison. L’objectif est de pouvoir produire en 2020, 2  000  moteurs par an. C’est un effort de tous, un travail au quotidien avec nos 150 fournisseurs clé, et notamment ici avec Mécafi. Ces pièces sont dites critiques car au-delà de leur fonction sur la structure de l’appareil, elles renforcent l’aérodynamisme. Ce sont des pièces très complexes, nous avons donc besoin de nouvelles technologies et d’une exigence de qualité très élevée. Peu d’entreprises dans le monde peuvent réaliser des pièces aussi complexes, Mécafi en fait partie, Sylvain Accorssini peut en être fier. Une cinquantaine de sites industriels ont été ouverts ou étendus pour répondre aux besoins du Leap, dont la moitié en France. Nous avons un bel exemple avec Eolia. »

Innover encore et toujours

« C’est grâce à la confiance que nous avons pu construire ce 3e  site, rappelle Sylvain Accorsini. Nous sommes sur des échéances à plus de 10 ans, par rapport à la contractualisation avec notre client. Cela va forcément entraîner notre croissance. » Depuis la reprise, la diversification (l’aéronautique représente 55 % de l’activité et l’automobile 45 %), la recherche et l’innovation ont été les maîtres-mots. « Il faut oser prendre le risque d’innover pour à la fin réussir. Avoir cette assurance d’activité, va nous permettre d’être disponible pour rechercher de nouveaux développements. » Cette croissance bénéficie aussi à la trentaine de sous-traitants locaux. « Nous avons un effet locomotive pour le territoire. C’est une croissance que nous sommes en train de construire. Nous sommes actuellement en plein effort pour la convertir en succès. Fort de cette dynamique, il ne faut pas s’arrêter. »

M. W.

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Un fablab pour plus d’innovation

Pour Mécafi, l’innovation est un processus permanent. L’entreprise va dans ce sens développer un fablab. « L’enjeu est d’accélérer la mise en œuvre de l’innovation pour viser la fabrication, détaille le pdg. Nous cherchons à réaliser des pièces plus écologiques, plus économiques, plus résistantes, plus légères … » Plusieurs imprimante 3D devraient ainsi arriver notamment une pour du titane. Trois collaborateurs ont déjà été recrutés, pour une quinzaine de personnes à terme. Des chercheurs du laboratoire P’Prime de l’Ensma participeront. Des créneaux seront mis à disposition pour des formations. « Nous allons démarrer. Le souhait est aussi de réunir les entreprises locales pour construire un projet collectif. »

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