Mêler ancien et nouveau avec la ferronnerie

Publié le 30 avril 2018 | Entreprises

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Sylvain Mabille de Poncheville a installé la Ferronnerie d’art française à Aslonnes. Il restaure le patrimoine, les monuments, crée des escaliers ou des portails pour les particuliers.

La forge de Sylvain Mabille de Poncheville est installée dans une ancienne grange, dans la ferme de ses parents, à Aslonnes. « J’ai grandi là. Je voulais être à la campagne, atteste le jeune homme. Forgeron, c’est un métier que l’on peut exercer partout, autant être dans un cadre plaisant. »

Tout a commencé pour lui en visitant à 16 ans, l’atelier d’un forgeron du côté de Sainte-Catherine-de-Fierbois, entre Châtellerault et Tours. « J’ai essayé et j’y suis retourné régulièrement ensuite. » Sylvain Mabille de Poncheville a trouvé sa vocation. Il part en apprentissage dans un lycée professionnel dans le Jura, puis continue en alternance et travaille chez différents forgerons et ferronniers à Lyon, aux Etats-Unis  et en Vendée. « En forge, on dit qu’il faut cinq ans pour être autonome et dix ans pour maîtriser le métier. Ce n’est pas un métier qui s’apprend vite. Des fois, un projet s’étale sur plusieurs années. Le temps est important pour apprendre dans cette profession. Pour apprendre une technique, il faut être confronté aux difficultés, pratique. Et le panel de situations va dépendre de l’activité de l’entreprise. » Néanmoins, il crée son entreprise à 25 ans : La Ferronnerie d’art française.

Force et précision

Les outils et les gestes sont restés les mêmes qu’il y a 1  000  ans, 2 000 ans … A le voir manier le marteau et former le fer sur l’enclume, cela pourrait sembler facile, mais chaque coup est asséné avec précision, force et rapidité d’exécution entre deux chauffes. Techniques et savoir-faire sont les maître-mots. En ce moment, il restaure les grilles de la place de la Concorde à Paris. Il a également travaillé sur celles du tribunal administratif de Paris, réalisé une main courante et des garde-corps pour ce même bâtiment, restauré les ornements du pont Alexandre III, fabriqué un portail, remis en état l’escalier du Sénat … « Les grands groupes raflent la mise, mais sur des aspects très techniques, ils ne sont pas armés. Je récupère donc le marché car personne ne sait faire ce type de prestation. »

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