Niort Terminal, base arrière de La Rochelle

Publié le 25 novembre 2015 | Actualité / en Poitou-Charentes

niort terminalLa foule des grands jours c’était déplacée pour l’inauguration de la plate-forme multi-modale Niort Terminal vendredi 30 octobre.

« C’est 10 ans de travail, d’acquisition de terrains, de fédération des acteurs, mais c’est aussi le début d’une longue vie, note Philippe Dutruc, président de la CCI des Deux-Sèvres. Chaque partenaire a, malgré les changements, agi dans le même sens pour aboutir à ce projet exemplaire et structurant. » Dans le quartier de Saint-Florent, après dépollution et démolition, ce site ferroviaire désaffecté a trouvé un nouvel usage. Il est complété par ceux de La Crèche et Prahecq. « Niort est idéalement située, au croisement des autoroutes, des voies ferrées, elle est la base logistique complémentaire à La Rochelle et son port, explique Jérôme Baloge, président de la CAN. Le projet accompagne la demande croissante en ferroutage des acteurs socio-économiques. L’avenir est à la multi-modalité. Il faut aussi renforcer notre attractivité en diversifiant l’économie du territoire. Ça n’existait pas. Nous arrivons au bon moment. » Jean-François Fountaine, président de l’agglomération de La Rochelle, évoque une base arrière idéale. « Actuellement, la spécialité du grand port maritime de La Rochelle est le vrac (céréales, pétrole …), mais il opère une mutation et veut monter en puissance sur la partie conteneurs. Une navette maritime régulière a d’ailleurs été mise en place vers Brest et Le Havre. La zone bord-à-quai est un atout. Cette plate-forme dans l’arrière-pays aussi. » Le passage du rail à la route est facilité avec la possibilité de charger et décharger en une seule fois (4 km de voies, 15 000 m2 pour la manutention sur 20 ha au total). Ce terminal ferroviaire permet de concentrer et constituer des trains complets. En se regroupant au sein de Modal Ouest, les transporteurs deux-sévriens proposent une nouvelle offre. Dès le 15 décembre, deux rotations par semaine vont débuter, voire trois par la suite. Le convoi desservira Bordeaux, Toulouse pour arriver à Marseille. Le transporteur Pierre Miangret confirme : « Nous allons gagner en temps, près de 24 h. Il ne fallait pas louper cette opportunité et entrer dans la mêlée. »

M. W.

Partenaire : Inovis asset management