« Nous, nous prenons nos responsabilités »

Publié le 11 octobre 2019 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

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aéroport poitiers

L’aéroport de Poitiers va fermer ? Non, ce n’est pas d’actualité, mais l’annonce de l’arrêt des subventions de Grand Poitiers pour Ryanair a créé une vague de panique clamant la mort de l’aéroport. Pas de panique, pas de fermeture en vue, mais des conséquences lourdes pour l’infrastructure qui emploie une centaine de personnes. Le président du département et co-actionnaire du SMAPB*, Bruno Belin, donne son point de vue sur ce choix qu’il estime peu stratégique.

L’annonce de l’arrêt des financements de Grand Poitiers à Ryanair a engendré de nombreux tollés : « L’aéroport va fermer. », « Poitiers ne veut plus de son aéroport. » « La Vienne ne veut plus des Anglais. » … Beaucoup de choses ont été écrites ou dites, mais en réalité l’avenir de l’aéroport se jouera le 18 octobre lors du choix du nouveau délégataire. En attendant, le président du département et co-actionnaire de la SMAPB, Bruno Belin ne cache pas son mécontentement  : « C’est une vraie erreur d’appréciation. 60  % des passagers au départ de l’aéroport de Poitiers Biard voyagent à destination de Londres et Edimbourg, 80  % des lignes imports sont des Britanniques qui viennent voir leur famille en Vienne. La collectivité investit 15  € d’argent public par passager, or ils consomment bien plus sur place pendant leur séjour. Les retombées sur l’économie locale ne sont pas à négliger. De plus, en plein Brexit, au lendemain de la commémoration des Mosellans, nous, Poitevins, invitons nos amis anglais à se rendre à Limoges ou Bordeaux. »

Pas d’avenir sans lignes touristiques

Si les lignes low cost étaient amenées à disparaître, c’est l’ensemble de la structure qui risque d’en pâtir. « L’aéroport tourne 24h/24, il représente 100 emplois, si les lignes touristiques disparaissaient, les douanes ne resteraient pas et pourrions-nous juste garder les lignes sanitaires ? Je ne le pense pas. » Très inquiet de l’avenir de l’aéroport, le président du Département reproche au président de Grand Poitiers, Alain Claeys son attitude. « C’est comme pour l’arrêté des pesticides, c’est une pirouette. Comment peut-on dire que nous conservons l’aéroport, mais pas les lignes touristiques. Sans avions, un aéroport ne fonctionne pas. Nous avons établi un cahier des charges précis, trois candidats se sont positionnés pour l’exploitation du site. Si notre aéroport n’était pas attractif, nous n’aurions pas de candidature. Nous, nous prenons nos responsabilités. »

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