« OFG, c’est la fédération de ceux qui le prouvent »

Publié le 23 novembre 2017 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

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OFG jégo

Le Futuroscope a accueilli les premières Rencontres régionales du Produire en France, organisées par le label Origine France Garantie (porté par l’association ProFrance). L’occasion d’informer et de débattre de la question en présence de son créateur : Yves Jégo. C’est un logo qui est apparu il y a maintenant six ans, en 2011 : OFG. C’est aujourd’hui 600  entreprises et 2 000 gammes de produits, dont 60 entreprises en Nouvelle-Aquitaine dont 11  dans la Vienne. « La CCI de la Vienne est la seule en France à avoir une vraie politique dans ce domaine puisqu’elle prend en charge 50 % du montant de l’audit nécessaire à l’obtention du label », explique Yves Jégo, président de ProFrance.

« Le Made in France, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le prouvent, a martelé l’ancien ministre. OFG, c’est la fédération de ceux qui le prouvent. Il y a une demande citoyenne sur ces sujets et il est évident que la marque française a une valeur puisque beaucoup cherchent à la frauder ! Je suis un libéral donc je ne suis pas pour un monde fermé, mais je pense que le consommateur doit savoir la vérité sur ce qu’il achète. »

En plus de la communication auprès des entreprises lors de ces Rencontres régionales, Yves Jégo plaide auprès des pouvoirs publics pour davantage de contrôles : « La législation est complète sur ces sujets, mais il n’y a pas assez de travail de vérification et de sanctions. »

Booster les produits

Laurent Colas, PDG de la société ENO (fabrication de planchas) à Niort est l’un des premiers dans la Région à avoir adopté le label, dès 2012. « La difficulté pour nous, avec une grande distribution qui a de moins en moins de vendeurs, c’est que notre produit doit dire de lui-même : « Excusez-moi, je suis plus cher, mais c’est parce que je suis fabriqué en France ! » Grâce à OFG, nous nous accrochons à une locomotive et nous pouvons aussi recevoir une écoute plus importante de la grande distribution. C’est un argument qui pèse, car ils savent qu’il y a une demande du consommateur. »

Hervé Gabard, gérant d’Herbes du Grand-Ouest basé à Gizay et Nieul-l’Espoir dans la Vienne, venait assister aux rencontres pour en apprendre davantage sur ce label qu’il souhaite apposer à sa marque de compléments alimentaires, Corhali. « Je veux aussi porter la parole du label auprès de mes clients notamment dans les cosmétiques et le phytosanitaire. La société peut prétendre à ce label et cela nous permettrait de booster nos produits dans les grandes et moyennes surfaces par rapport à d’autres grandes marques. »

L. A.

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