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Plaxtil développe le recyclage de masques avec Poitiers

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Plaxtil développe le recyclage de masques avec Poitiers

La ville de Poitiers a déployé 45 bornes de recyclage pour masques jetables ou réutilisables. La récolte et le tri seront effectués par Valoris et la matière sera valorisée par la start-up châtelleraudaise Plaxtil.

C’est aujourd’hui un accessoire indispensable à nos rencontres et à nos déplacements, avec la crise sanitaire, le port du masque s’est généralisé. Si certaines entreprises se sont lancées dans sa fabrication, d’autres s’intéressent à sa fin de vie. C’est le cas de l’entreprise châtelleraudaise Plaxtil. La start-up a mis au point un nouveau matériau composite qui est issu en partie du recyclage de textiles usagés. « Nous transformons cette matière en polymères injectables (plastiques), explique Olivier Civil, co-associé de l’entreprise. Ce polypropylène hybride peut être injecté dans n’importe quel moule et ainsi nous pouvons fabriquer toute sorte d’objets. » S’appuyant sur le savoir-faire de CDA Développement, Plaxtil s’est installé dans une aile du bâtiment de l’entreprise. «  C’est aussi montrer qu’une start-up issue d’un groupe industriel peut incarner le renouveau de l’industrie en mêlant et en s’appuyant sur l’économie solidaire et sociale  », souligne Jean-Marc Neveu, dirigeant de CDA et co-associé de Plaxtil.

Ainsi, au début de l’été, la société a imaginé un circuit pour récupérer, recycler les masques grand public et intégrer cette matière à leur process. « Nous ne souhaitions pas qu’à la suite de la pandémie, la crise écologique se renforce, précise Olivier Civil. Il fallait en sortir quelque chose de positif et avoir une réflexion sur la fin de vie de ces masques. » C’est ainsi qu’avec l’appui d’Audacie et de la ville de Châtellerault, plusieurs bornes de collecte sont déployées. Plus de 150 000 masques ont ainsi été traités et transformés depuis début juillet grâce aux équipes de CDA Développement. « Nous avons eu de très nombreux retours médiatiques. Cela prend du temps, mais nous travaillons à déployer cette chaîne sur d’autres territoires, avec d’autres entreprises. »

Expérimentation à Poitiers

La deuxième mise en application est actuellement en cours sur Poitiers. 45 bornes ont été implantées dans des sites publics : Hôtel de ville, cité administrative, médiathèques, maisons de quartier, centres commerciaux (Géant Casino Bealieu, Auchan Sud, Leclerc Saint-Benoît …), campus, Espace Mendès-France … La collecte est lancée. « C’est une expérimentation et une opportunité économique qu’il ne fallait pas laisser passer, constate Bastien Bernela, conseiller municipal. Nous avons les acteurs juste à côté de chez nous, développant une solution de recyclage de masques jetables et réutilisables. C’est aussi une opportunité de développement de l’offre d’insertion sur le territoire. »

Ainsi, Croix Rouge Insertion-Valoris s’occupera de la gestion des bornes de collectes, ainsi que du tri et du démantèlement des masques. « Nous travaillons depuis toujours sur le recyclage de matières textiles, met en avant Joan Frey, directrice de Valoris. En cette période, c’est intéressant pour nous d’avoir cette nouvelle activité, tout en développant la revalorisation des matières et le réemploi des personnes. C’est une belle dynamique au service de la ville et du territoire. » Deux collecteurs sont dédiés au dépôt, puis au ramassage des bacs en carton. Après 7  jours de quarantaine des stocks, deux autres personnes sont chargées du tri et du retrait de la partie métallique du masque. Ils sont ensuite transportés jusqu’à Châtellerault, où ils seront broyés puis décontaminés et enfin mélangés pour obtenir du plaxtil. «  Nous pouvons en faire des règles pour les écoliers, nous réalisons aussi des attache-masque, des visières, des ouvre-porte … Nous pouvons réaliser de nombreux produits, indique Olivier Civil. C’est à la fois une solution favorisant l’économie circulaire, une réponse écologique et solidaire. » Actuellement, plusieurs centaines de milliers de masques sont traités chaque semaine par Paxtil et la start-up espère atteindre le million en fin d’année avec ce nouvel apport de matière.

Plus : l’article sur Plaxtil sur info-eco.fr.

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