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Plim s’engage dans la confection de masques

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Plim s’engage dans la confection de masques

Ce n’est plus des protections intimes lavables que les couturières de Plim confectionnent dans les ateliers du Poitou, mais des masques en tissu, réutilisables et lavables. Peu à peu, l’entreprise, un groupement de couturières et une dizaine d’ateliers pourraient produire 20 000 masques à usage non sanitaire.

Depuis quelques semaines, ce n’est plus des protections intimes lavables que les couturières de Plim confectionnent dans les ateliers du Poitou, mais des masques en tissu. « Dès fin février, nous avons réfléchi pour voir comment nous pouvions créer des masques, explique Capucine Mercier, fondatrice et dirigeante de Plim. Nous sentions que cette problématique allait arriver et nous voulions mettre notre savoir-faire sur les tissus techniques et écologiques au service de cette confection. » L’Institut français du textile et de l’habillement est contacté, ainsi que la direction général des Armées. En effet, cette dernière est habilitée à tester les masques à gaz et a ainsi des connaissances sur les aspects de fiabilité et de filtration. 

Ces masques « barrière » sont avant tout destinés aux salariés non-soignants qui continuent de travailler et assurent les services essentiels à la continuité de la vie du pays (caissier, facteur, logisticien, forces de l’ordre, commerçant  …). Plim envoie ainsi de nombreux prototypes à la DGA pour validation. A la suite de la création par les autorités (et d’une démarche associant DGE, ANSM, DGT, ANSES et DGA), le 29 mars, de deux nouvelles catégories de masques réservés à des usages non sanitaires, six modèles, réalisés selon les normes Afnor, ont été validés : 5 relèvent de la catégorie 1 (pour des personnes en contact avec le public) et un de la catégorie 2 (pour des personnes ayant des contacts professionnels occasionnels avec d’autres collègues dans une entreprise, un service, un chantier). « Nous nous sommes concentrés sur la catégorie 1 car c’est là qu’il y a le plus d’enjeux. Il y en a un plus léger, un plus serré, un plus filtrant … selon les besoins, selon le mode de fixation, nous essayons de proposer le juste masque pour chaque cas. »

Vers 20 000 masques produits par jour

La phase de production peut alors être enclenchée. Les trois ateliers de Plim confectionnent ainsi à la chaîne ces masques de protection. Un groupement de couturières, travaillant à domicile, a également été constitué pour répondre aux besoins. Une dizaine d’autres ateliers sont mobilisés et vont suivre également la fabrication. « Nous mutualisons ainsi la recherche et le développement, ainsi que la production et l’expédition, mais nous devons organiser la filière, envoyer les patrons, répartir la matière, les commandes  … » Aujourd’hui, 1  500 à 2 500 masques sont produits chaque jour. Prochainement la production devrait atteindre 3 000 à 5  000, pour arriver à 20  000  masques assez rapidement. « Un groupement national, au départ un peu décousu, est en train de se mettre en place. Tout cela se structure. Il y a en tout cas beaucoup de volonté et d’énergie. » Selon les derniers chiffres du ministère, 76  entreprises* sont engagées au niveau national et ont des prototypes de masques alternatifs testés et qualifiés pour leur propriétés filtrantes. Ainsi 146  modèles ont été qualifiés à ce jour, pour une capacité de production quotidienne à court terme de 456  000 masques.

Les masques sont envoyés à des administrations, des entreprises d’électricité, des réseaux de magasins … Dans tous les cas, le masque seul ne sert à rien, il ne remplace pas les gestes barrière, mais est un complément. Il est accompagné d’un protocole d’usage, de lavage et de transport. « Il faut des prescriptions d’utilisation, savoir comment le mettre, l’enlever, le changer, le laver, précise Capucine Mercier. Parmi les préconisations, figurent un remplacement toutes les 4  heures, un lavage à 60°C pendant 30 minutes, séchage au sèche linge et repassage à 120°C. Nous travaillons avec différents organismes pour voir comment adapter ces recommandations au particulier (eau bouillante, four …), pour obtenir un lavage sécurisé. »

Travailler pour demain

Les équipes travaillent aussi sur des modèles de blouses, de charlottes, de sur-chaussures … L’autre piste est la création d’un masque chirurgical, s’adressant au personnel soignant, en textile lavable et réutilisable, mais surtout filtrant. « Nous cherchons une solution adaptée et sécurisée pour pallier à cette pénurie. »

*la liste des entreprises participantes : www.entreprises.gouv.fr.

Plus : le modèle de masque barrière est à retrouver sur le site de l’Afnor avec les gestes adéquats à mettre en place.

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