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Quand l’industrie fait grandir ses salariés

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Quand l’industrie fait grandir ses salariés

En ouverture de la Semaine de l’industrie (du 18 au 24  mars), l’Union des industries et des métiers de la métallurgie remettait leur certificat de qualification paritaire (CQPM) à 82 salariés.

 

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En ouverture de la Semaine de l’industrie (du 18 au 24  mars), l’Union des industries et des métiers de la métallurgie remettait leur certificat de qualification paritaire (CQPM) à 82 salariés. « Les chiffres sont en augmentation, se félicite Philippe Jehanno, président du syndicat professionnel de la Vienne. Il y a beaucoup d’entreprises appartenant à l’UIMM, mais aussi des extérieures, avec par exemple Hutchinson ou Cofatech. Le monde de la formation est en pleine transformation. 2019 est une année un peu plus compliquée avec une situation entre deux eaux : nous fonctionnons encore sur l’ancien modèle, mais travaillons pour celui à venir dès janvier 2020. Il reste encore beaucoup d’interrogations pour les entreprises et les organismes de formation, mais en tout cas les besoins sont là. » Les entreprises relevant de l’industrie expriment toutes de forts besoins en recrutement. « Mais, nous avons du mal à recruter des personnes formées, pour l’image de l’industrie évolue positivement. Aujourd’hui, plus qu’avant, nous recrutons sur le savoir-être et nous formons ensuite nos salariés. Nous avons une partie de ces personnes qui souhaite évoluer professionnellement, mais aussi quelques reconversions. »

Evolution positive

Les salariés sont ainsi issus d’Adecco Châtellerault, Magneti-Marelli ou encore Fenwick-Linde.

« Le groupe Magneti-Marelli a souhaité faire évoluer son organisation, explique Rémi Sypowski, directeur des ressources humaines du site de Châtellerault (380 personnes côté production et 150 en R&D). Dans l’entreprise, nous avons créé deux nouveaux intitulés de poste : le team leader qui est un animateur d’équipe, en relais du chef d’équipe et qui va contrôler tous les indicateurs industriels au quotidien ; et le machine leader qui supervise le fonctionnement d’une ligne. Au total, ce sont 21  salariés qui évoluent vers ces nouveaux postes. Mais, il y avait un écart entre les compétences des personnes et l’attendu du poste. Du coup, la formation permet cette transition entre leur ancien poste et le futur. » La formation de 30 jours s’étale sur 9 à 12 mois, un temps nécessaire pour s’approprier le nouveau poste et mettre en œuvre les acquisitions. « C’est une passerelle qui leur permet d’évoluer. C’est une vraie reconnaissance pour eux, indique Céline Bernard, directrice du site Magneti-Marelli. Parfois, c’est la première fois qu’ils ont un diplôme et c’est aussi s’armer sur le marché du travail s’ils venaient à changer d’entreprise. Le salarié participe aussi à une aventure collective. Il sort du site pour se confronter à d’autres, il gagne en ouverture d’esprit. De notre côté, nous gagnons en efficience. »

Le discours est sensiblement le même à Fenwick-Linde (Cenon-sur-Vienne, 610 personnes). Neuf animateurs d’équipe sortent de cette promotion. « C’était des experts métiers, par exemple soudeur, et ils passent aujourd’hui sur animateur d’équipe, pilote de production, souligne Anne-Laure Demichel, responsable formation. D’un savoir technique, il bascule sur des compétences de management et gestion. Côté organisation, une nouvelle dynamique s’est mise en place, avec notamment plus de communication en interne. »

M. W.

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