Quelles sont vos missions pour ce nouveau mandat ?

Publié le 25 juillet 2014 | Actualité / Coaching

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Questions à … Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne UMP PPE, élue première questeure au Parlement Européen

Le contexte

Le 25 mai, les élections européennes ont été bouleversées par la montée du Front National, seule la circonscription de l’ouest a résisté. Le 1er juillet, Elisabeth Morin-Chartier reprenait le chemin du Parlement Européen avec la ferme intention de récupérer cet échec.

Info-éco / Après une élection marquante, quelle est la situation de la France en Europe ? 

Elisabeth Morin-Chartier / En France, sur les 74 députés, 1/3 sont des représentants du Front National et par conséquent autant de députés qui ne participeront pas au débat. Du fait de leur euroscepticisme, ils se mettent à la marge, ils s’excluent. Résultat, nous sommes que 50 députés à travailler pour la France. Aujourd’hui, nous avons le même poids que l’Italie ou l’Espagne. Le mariage franco-allemand a échoué, désormais c’est l’Allemagne et la Pologne qui mènent la danse. Du coup, nous faisons en sorte d’arriver aux manettes.

Info-éco / Vous avez justement été élue au poste de questeur ? 

E. M.-C. / Cette élection s’est déroulée en trois temps. D’abord, j’ai été élue par la délégation française UMP-PPE, puis par mon groupe politique. J’ai eu deux minutes pour convaincre. J’ai parlé avec mon cœur et j’ai obtenu un beau score. J’ai reçu une belle adhésion de mon groupe. Mon atout est le bilinguisme, je parle le langage administratif et politique. Ma vie professionnelle et politique m’ont permis d’acquérir cette double compétence. Ensuite, j’ai mené une campagne frénétique de 8 jours et le 2 juillet j’ai présenté, en six langues, ma candidature en plénière. Ils ont été très sensibles à mon discours et ils savent comment je travaille. J’ai été élue première questeure avec 452 voix sur 696 votants.

Info-éco / En quoi consiste ce nouveau rôle ? 

E. M.-C. / Mon rôle est de faire en sorte que l’administratif et le politique travaille bien ensemble et en toute transparence. Le président Martin Schulz est entouré d’un bureau de 20 personnes, 15 vice-présidents et 5 questeurs. Je suis la première et je préside le collège pour deux ans et demi. Je vais veiller au bon fonctionnement du Parlement Européen. C’est un nouveau mandat qui s’ouvre avec des horizons différents.

Info-éco / Vous maintenez votre place au sein de vos précédentes commissions ? 

E. M.-C. / Je reste dans les commissions emploi-affaires sociales et culture-éducation. Je dois me séparer de celle des femmes. La prochaine commission portera sur la lutte contre le chômage des jeunes et sur la construction d’une Europe fiscale.

Info-éco / Un de vos assistants parlementaires est devenu maire d’Angoulême, avez-vous changé d’équipe ? 

E. M.-C. / J’ai réorganisé ma dream team. J’ai quatre assistants parlementaires. A Bruxelles, Sébastien Richard me soutient dans mon rôle de questeure. Christophe Laurioux se charge de la commission culture et éducation. François Moreau de la comission emploi-affaires sociales et des fonds européens en région. Marie Pruvot, à mes côtés depuis 2009, est ma nouvelle assistante parlementaire en région. Je suis à mon troisième mandat et j’ai de la chance d’être entourée par une équipe aussi stable qu’efficace.

Propos recueillis par Lydia De Abreu

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