Quels sont les parallèles entre sport et entreprise ?

Publié le 17 juillet 2014 | Actualité / Coaching

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Questions à … Ludovic Leroux, coach professionnel à Mya SEE et Karim Souchu, capitaine de l’équipe du PB 86

L’association GFE, Génération Femmes d’Entreprises, avait invité ses adhérentes et partenaires à une soirée sur la performance en entreprise. Ce fut l’occasion de confronter deux expériences, celle du sport de haut niveau et de l’entreprise.

Info-éco / Comment naît l’esprit de groupe ?

Karim Souchu / En rentrant dans une équipe, nous réalisons souvent des actions de team building. Nous pratiquons par exemples plusieurs sports qui nécessitent forcément de faire appel à l’autre, où il y a besoin de cohésion. Pour faire émerger la notion d’équipe, il faut ensuite définir des objectifs personnels et communs. Le personnel servant le collectif.

Ludovic Leroux / En entreprise, il faudrait faire des actions de team building au moins une fois par an, pour souder son équipe. Et  si l’on est seul, avec des prestataires ou des clients. Un dirigeant ne peut pas réussir seul. Il est ainsi important d’avoir des références, des mentors, vers qui l’on peut demander conseil en cas d’obstacles.

Info-éco / Quels sont les rôle de chacun et pourquoi communiquer ?

K. S. / La hiérarchie est importante. Chacun a un rôle à tenir, c’est un maillon. En tant que capitaine, mon rôle est d’être le relais du coach sur le terrain, de transmettre les consignes et cela passe par la communication. Il faut différencier talent et leader. Quelqu’un de très talentueux, n’est pas forcément un leader. Il faut être capable de fédérer.

L. L. / La communication est primordiale pour que tout le monde puisse aller dans le même sens, vers les mêmes objectifs. Il ne faut pas négliger son coach interne, la petite voix qui nous dit s’il faut continuer ou arrêter. A l’image de deux loups, un blanc, un noir, celui qui gagne, c’est celui que l’on nourrit. Faire attention aux talents, c’est aussi parfois réorganiser les choses pour que chacun fasse le travail pour lequel il est doué.

Info-éco / Grâce à ces bases, l’esprit d’équipe peut se développer ?

K. S. / Nous évoluons dans un environnement codifié, avec des règles qui vont nous tirer vers le haut. L’enjeu est aussi de faire cohabiter ensemble les groupes au sein du groupe. Il faut passer outre les différences pour créer un environnement positif.

L. L. / Le dirigeant doit être attentif aux valeurs et aux règles. De l’injustice sur les règles, peut créer des confits. Et même si chaque service peut avoir sa culture, son identité, il faut harmoniser le tout. Créer des émotions positives peut participer à cela. Communiquer, écouter permet d’avancer ensemble.

Info-éco / Comment parvenir à une stratégie claire ?

K. S. / La stratégie doit servir l’évolution de l’équipe sur le terrain. En identifiant ses points forts et faibles, chacun peut travailler pour être plus efficace. Il faut aussi de la confiance, notamment en soi, car la concurrence est rude. Il faut savoir se vendre.

L. L. / En identifiant mes besoins de progression, je les mets en adéquation avec mes objectifs. Il ne faut pas hésiter à se poser, prendre du recul pour identifier ses points forts et faibles. L’estime de soi est importante. Je suis capable de …, mais il faut aussi oser, avoir l’initiative. En créant de l’émotion chez un client, je fais la différence, je me démarque. Il se rappellera de moi.

Info-éco / La remise en question est-elle nécessaire ?

K. S. / Savoir remettre en cause les choses qui ne marchent pas, c’est important. Le succès vient de la gestion des échecs, savoir s’ajuster et reconnaître ses erreurs.

L. L. / Il faut potentialiser ses expériences. Apprendre de chaque pas permet de se mettre au goût du jour. Un échec est un événement, pas une personne. Il faut aussi se donner le droit d’échouer et pointer les réussites.

Info-éco / Il faut célébrer ses victoires ?

K. S. / C’est une validation du travail accompli. Cela évite aussi la démotivation. Un joueur satisfait a envie de se réengager, à une énergie positive.

L. L. / Souvent, on ne célèbre pas assez les victoires. Pourtant, faire passer une émotion positive permet de continuer.

Propos recueillis par Mathilde Wojylac

 

Pour en savoir plus sur Ludovic Leroux : MYA See

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