Rochefort, une base aérienne sans égale en France

Publié le 27 septembre 2016 | Actualité / en Poitou-Charentes

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La base aérienne de Saint-Agnant occupe une place centrale en Charente-Maritime, en région et dans l’Armée de l’air, c’est une vraie ville dans les villes et un hub de formations.

Construite en 1972, la base aérienne-école de Saint-Agnant, numérotée BA721, fait figure de poids lourd économique dans le bassin rochefortais. Quelques chiffres en témoignent.

D’une superficie de 242 hectares, elle fait figure de lopin de terre comparé aux trois communes sur lesquelles elle s’étend, Saint-Agnant, Echillais et Soubise, qui comprennent entre 1 093 et 2 249 hectares. Mais le comparatif effectifs présents sur la base et populations locales établit un rapport de force tout autre. 2 000 permanents s’activent tous les jours sous les drapeaux et 1 000 à 1 500 élèves viennent chaque année suivre une des 8 500 formations que dispense la base. 3 000 à 3 500 militaires sont donc présents sur la base au quotidien, plus environ 2 000 familles de permanents alors que Saint-Agnant (2 700 habitants), Soubise (3 000) et Echillais (3 500) ne comptent pas autant d’habitants ou à peine. Même comparée à Rochefort (25 000 habitants), ville centre distante de 7 kilomètres, la base revêt une taille respectable.

Concentration de formations

Une dimension logique au final car « la BA721 est un hub de formations qui n’a pas d’équivalent en France, souligne le colonel Didier, qui commande la base. Nous assurons la formation militaire initiale des engagés mais aussi une trentaine de formations techniques spécifiques : moteur, structure, armement, systèmes embarqués, logistique … Elles durent de 20 à 48 semaines et sont ouvertes à tous les corps d’armée, terre, marine, gendarmerie. Chaque mois, 120 élèves arrivent. Cela fait de Saint-Agnant la base la plus importante du Poitou-Charentes en effectifs. Tous les personnels sont installées à proximité de la base. A ce titre ils participent à la vie économique, sociale (associations) et même administrative locale. Beaucoup d’aviateurs à la retraite demeurent ici ensuite. L’ancien adjudant-chef Durieux est par exemple devenu maire de Saint-Jean-d’Angle. Enfin la base a recours aux commerces locaux pour la restauration. Un tiers de l’achalandage vient d’ici, notamment le poisson, ou encore le pain. »

Partenariats scolaires

Mais l’importance de la base aérienne va bien plus loin encore. Elle a par exemple établi des partenariats avec l’Éducation nationale et les établissements scolaires à proximité, notamment le lycée Marcel-Dassault de Rochefort. « En juin, la BA721 a été autorisée par le rectorat de Poitiers à décerner les BTS aéronautique en contrôle continu de formation. Nous avons aussi donné des morceaux d’avions pour le bac pro aéronautique », ajoute le colonel. Mais les relations avec le monde éducatif va plus loin. « Avec le Rotary nous présentons tous les ans les métiers de la Défense à 300 lycéens. Nous ouvrons aussi la base aux collégiens lors de la journée « sport armée jeunes » ainsi que notre piscine à trois écoles. » Ce n’est toujours pas tout. L’entreprise rochefortaise Métal Chrome, spécialisée dans le traitement de surface et l’application de peinture sur des grandes pièces d’avions forme son personnel au sein du Centre de contrôle non destructif de la base, qui permet de détecter une micro fissure sans rien abîmer. « Nous sommes aussi en contact étroit avec Stelia (ex Sogerma), mais nous n’avons pas encore passé de partenariat », reconnaît le colonel Didier. Mais cela pourrait être pour bientôt.

O. G.

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