SEI : l’insertion pour dynamiser un territoire rural

Publié le 20 février 2018 | Entreprises

Solidarité Environnement Insertion favorise le retour à l’activité économique à travers ses chantiers d’insertion dans le bâtiment, l’entretien des espaces verts, mais aussi le tourisme et la restauration.

Quand un groupe de citoyens de Saint-Sauvant décident d’agir pour le développement économique, mais aussi l’embellissement de leur commune et l’insertion sociale, c’est le point de départ de l’association Solidarité Environnement Insertion, en 2011. Après le vivre ensemble, c’est le faire ensemble qui prévaut et il faut bien avouer que le proverbe « l’union fait la force »  prend tout son sens.

Deux chantiers d’insertion ont ainsi pu voir le jour. Le premier dans les métiers du bâtiment et de l’entretien des espaces verts a permis de réhabiliter entièrement le gîte rural de Saint-Sauvant de l’Aigail qui peut aujourd’hui accueillir une quarantaine de personnes pour des réunions familiales ou des séminaires professionnels. Divers travaux sont opérés pour les collectivités, les associations, des entreprises comme la SNCF et parfois des particuliers même si la volonté n’est évidemment pas de faire concurrence aux entreprises locales. D’autant qu’elles peuvent être de futurs employeurs pour les salariés du chantier d’insertion. Ils sont 10  aujourd’hui. Des personnes plus ou moins éloignées de l’emploi qui peuvent ainsi remettre un pied à l’étrier, par l’insertion économique. « La durée maximale dans un chantier d’insertion est de 24 mois. Ici c’est 15 mois en moyenne avec un retour sur le marché du travail de 60  %, en CDD, CDI ou en intégrant une formation qualifiante », souligne Amélie Closse, directrice de Solidarité Environnement Insertion.

Ô Poirion

Le deuxième chantier d’insertion est le restaurant, installé place de la mairie qui a ouvert en février 2016. Sur les tables d’Ô  Poirion, le client est prévenu à travers un feuillet explicatif : « Ici vous faites plus que vous installer pour un repas ! Vous participez à l’économie locale ». De quoi décupler les saveurs qui existent déjà dans l’assiette. Huit salariés sont en cuisine et au service. L’accueil et le ménage du gîte rural de L’Aigail leur ont aussi été confiés. « C’est un support métier qui offre plus d’opportunités aux femmes et c’est très important sur nos territoires ruraux. Avec le bâtiment ou les espaces verts, nous avons choisi des supports métiers valorisants pour la personne et c’est évidemment majeur dans notre mission d’insertion », explique Amélie Closse qui s’engage, pour 2018, sur le développement commercial du restaurant et du gîte. « Nous devons faire connaître nos offres pour accueillir de plus en plus de monde.  »

A travers un bail emphytéotique de 99 ans, les locaux du restaurant ont pu rester un bien public tout en permettant à l’association de faire appel à des fonds privés et publics. Lors de travaux de réhabilitation, des mécénats de compétences avaient été engagés avec les entreprises locales et permis d’alléger la facture de 10  % (sur 500 000  €).

M. N.

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