La start-up : modèle ultime de la création d’entreprise ?

Publié le 11 octobre 2017 | Actualité / en Poitou-Charentes

jubien start-up

Les méthodes de création de start-up nées dans la Silicon Valley sont désormais largement diffusées en France. Trouver sa vision, rencontrer son marché, se développer avec et pour ses premiers clients : autant de principes qui s’appliquent à tous, PME et grands groupes.

Créer une start-up c’est miser sur une technologie innovante dont les bénéfices, si elle réussit malgré le risque et après un temps qui peut être long, peuvent croître de manière exponentielle. Les méthodes, éprouvées aux Etats-Unis par Airbnb ou encore Instagram, qui permettent cette réussite sont aujourd’hui enseignées partout, et pas seulement auprès des start-up, car elles diffusent des principes utiles à tous. Alexandre Jubien, consultant et expert du mobile, répand ainsi ses leçons venues de la Silicon Valley auprès des start-up mais aussi des PME et des grands groupes.

« La première des choses, c’est que l’on est là pour rencontrer un marché et pas pour avoir tort ou raison, explique celui qui a été aussi l’un des premiers employés de Deezer. Les entrepreneurs ont souvent dans leur discours l’envie de prouver quelque chose et je m’efforce de diminuer cet aspect émotionnel.  » D’où l’importance de la vision dans le processus de création : « Il faut être têtu dans l’objectif à atteindre mais pas concernant les moyens. Là, il faut savoir être souple et chercher ce qui marche. » Bien définir sa vision, un conseil applicable à toutes les entreprises selon l’expert et qui permet de choisir ce que l’on fait et ce que l’on ne fait pas.

Rencontrer le marché au plus vite

« Les entreprises classiques n’ont pas de méthodes pour créer de nouveaux usages. A l’ouverture d’une pizzeria, on étudie la zone de chalandise, pour un nouveau produit d’assurance, on fait des études de marché : mais que faire quand on crée quelque chose qui n’existe pas ? Il n’y a pas de données et toutes les méthodes que les écoles de commerce enseignent ne sont pas les bonnes. »

C’est là qu’intervient le « lean start-up » : l’idée qu’il faut aller à la rencontre du marché le plus tôt possible, mettre quelque chose entre les mains de l’utilisateur dès le départ, « si tu dois te planter, mieux vaut maintenant que dans deux ans. » Accolé à cela, le « Customer development », incite l’entrepreneur à aller chercher, auprès de son public, les idées, par des interviews de clients. « Nos premiers clients sont nos ambassadeurs et il faut commencer par en satisfaire 10 avant de vouloir en avoir des millions », pointe le consultant.

Troisième point dans la méthodologie : le « growth hacking », du marketing d’expérience qui permet d’accélérer la croissance. « Par exemple, plutôt que de prendre une agence pour trouver un slogan, on va demander aux utilisateurs déjà existants de nous dire comment eux parlent du produit : c’est un marketing d’ordre psychologique qui cherche comment se propager le plus naturellement possible. »

Alexandre Jubien résume ainsi le processus de création : « trouver la bonne chose à faire puis bien construire et bien vendre. »

L. A.

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