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Tootem : l’agriculture intensive sur les toits

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Tootem : l’agriculture intensive sur les toits

Marc Cases a créé Tootem et propose une nouvelle solution, intensive, d’agriculture urbaine sur les toits. Les professionnels sont intéressés.

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Marc Cases a créé Tootem et propose une nouvelle solution, intensive, d’agriculture urbaine sur les toits. Les professionnels sont intéressés.

Des tubes plastiques de deux mètres de haut suspendus dans une serre, sur lesquels on fixe entre 10 et 20 brassards contenant un substrat végétal et trois pousses de fraisier, de salade ou de plante aromatique. Entre 100 et 400 plants par mètre carré selon l’espacement nécessaire à chaque type de culture, soit par exemple 100 kg de salades par mètre carré. Au pied de ses tubes, un réservoir d’eau contenant des engrais (azote, phosphore) produits naturellement si possibles. L’eau est acheminée en haut du tube qui la relâche par débordement pour alimenter les substrats. Le tout sur un toit en ville, l’agriculture urbaine selon Marc Cases est née.

Contrôler tous les  paramètres

Ce n’est pas tout. Le fondateur de Tootem, qu’il a créée en février dernier, a multiplié les tests pour arriver à cette conclusion : « Pour que le produit soit viable, il faut l’informatique pour contrôler tous les paramètres, luminosité, hygrométrie, acidité de l’eau, besoins en engrais. Un outil informatique qui communique avec un smartphone ou un ordinateur et que l’on peut commander à distance. » Il a déjà tout mesurer. Pour un salade de 300 grammes, compter 42 jours et 2,5 à 5 litres d’eau, contre une trentaine en terre. « Nous pouvons donc tabler sur au moins huit cycles pas an », estime t-il. Et cinq à huit fois moins d’engrais. Deux étudiants de l’université de La Rochelle, en contrat d’apprentissage, planchent sur le logiciel avec lui.

Les professionnels intéressés

Sa solution plaît. Des promoteurs immobiliers, des architectes, des directeurs de supermarchés, mais aussi de grandes entreprises ont déjà pris contact avec lui. 300 m2 de culture verticales pour l’un, 1 100 m2 pour un autre. « Nous relocalisons la production là où vit la population », appuie Marc Cases. D’autant qu’il a déjà pensé récupérer la chaleur des ventilations de bâtiments en hiver pour chauffer la serre et à l’inverse, leur fraîcheur en été pour que les plantes ne cuisent pas.

Mais le projet attire aussi d’autres investisseurs. Parce qu’il est en train de mesurer l’intensité lumineuse de haut en bas de ses tubes et de créer un programme à même de commander l’intensité mais aussi la couleur de la lumière, Marc Cases suscite aussi l’intérêt des maraîchers.

O. G.

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