Les transports au programme de la rentrée

Publié le 31 août 2017 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

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bussereau

Comme un écolier préparant sa rentrée, Dominique Bussereau a classé ses dossiers lundi matin. Ils vont faire l’actualité de la Charente-Maritime.

Premier dossier, le rail. L’arrivée de la Ligne à grande vitesse à La  Rochelle le 28 août n’a pas réjoui le président du Conseil départemental. « J’ai des regret, a t-il lâché. On a mis beaucoup d’argent pour que les trains circulent à 200 km/h entre Niort et La Rochelle (24,6 millions d’euros, NDLR). Mais la réalisation technique ne permet pas d’accélérer. » L’électrification de l’étoile ferroviaire de Saintes et la rénovation de la ligne La Rochelle-Bordeaux ne sont pas faites non plus. En cause, selon lui, « des maladresses et des décisions malencontreuses. L’autoroute du fret ferroviaire devait passer par la Charente-Maritime, Niort … Mais devant l’attitude bornée de certaines municipalités (il cite Saint-Jean-d’Angély, NDLR), la SNCF a dit « moi, je ne fais pas la régénération de la ligne Saintes-Bordeaux ». Du coup, la Région a stoppé la modernisation de la signalisation entre Saintes et La  Rochelle. Ce sujet sera le point central de la session commune au deux Départements de Charente et de Charente-Maritime, le 25 septembre prochain à Saintes.

Ecotaxe d’Oléron

Pour les automobilistes, l’instauration d’une écotaxe sur le pont d’Oléron sera soumise au vote des conseillers départementaux en décembre. Un péage « sans barrière et a minima car il n’y a pas les mêmes enjeux que sur Ré, a prévenu Dominique Bussereau. Pour les modalités des tarifs, on verra après. » D’ici là, en octobre, la Nouvelle-Aquitaine aura rassuré les usagers de l’aéroport de La Rochelle en dévoilant sa stratégie aéroportuaire. « La Région participera pour 25 % (soit 600 000 €, NDLR) au capital du syndicat mixte des aéroports de La  Rochelle et Rochefort nous a confirmé Matthieu Bergé, conseiller régional délégué aux transports. »

Enfin l’ancien ministre a fait un point sur les jeunes mineurs isolés. Il y en a 221 en Charente-Maritime. Cela coûte 3,5 M€ au Département (dans le Nord, c’est 50 M€ …). « Ils arrivent avec des passeurs. Ils viennent du Mali, de Guinée, de Côte d’Ivoire. Ils nous sont quasiment livrés avec une fiche plastifiée avec le nom des agents. Nous les prennons en charge avec l’aide sociale à l’enfance. Mais nous allons faire appel à des familles bénévoles moyennant 400 euros d’indemnités par mois. E. Macron a dit : « ça ne peut pas durer. C’est l’Etat qui va prendre en charge ». » Depuis, pas de nouvelles.

O. G.

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