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Un vrai projet industriel pour les Fonderies

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Un vrai projet industriel pour les Fonderies

Les 19 et 21 mars, les tribunaux de commerce de Lyon et Poitiers rendront leur verdict sur l’avenir de la Fonderie du Poitou Fonte et sur Saint-Jean Industries Poitou (Alu).

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Les 19 et 21 mars, les tribunaux de commerce de Lyon et Poitiers rendront leur verdict sur l’avenir de la Fonderie du Poitou Fonte et sur Saint-Jean Industries Poitou (Alu). Une offre commune de reprise pour les deux sites a été proposée. Trois repreneurs se sont positionnés. Vendredi 8 mars, la secrétaire d’Etat à l’industrie Agnès Pannier-Runacher s’est déplacée à Ingrandes-sur-Vienne pour rencontrer les directions, les syndicats et les élus du territoire. Elle a rappelé l’engagement de l’Etat depuis mars dernier sur le dossier des Fonderies, et plus globalement sur l’accompagnement de la filière automobile. « Ce sont deux sites que nous suivons de très près car il y a des savoir-faire importants, un appareil de production qui n’a pas tellement d’égal en France, des salariés impliqués, un réseau de sous-traitants. Le sujet est d’accompagner la transition en poussant les actionnaires des deux sites à trouver une solution durable de reprise pour les salariés, en regroupant les deux sites. Avec Renault, nous avons financé ce temps de recherche d’un repreneur, ainsi plus de 12 millions d’euros ont été injectés en 2018. »

Trois projets de reprise ont ainsi été déposés. « L’objectif est d’avoir un projet industriel qui tienne la route et en particulier de donner suffisamment de temps aux deux sites pour convertir les pertes de volumes sur la partie diesel, de trouver de nouveaux marchés. S’il y a diversification, il faut mettre en face des investissements et une équipe commerciale, tout en s’assurant que le repreneur a les compétences pour. L’objectif est aussi d’être clair sur le traitement social des salariés de façon à ce que le maximum de solutions soient déployées pour éviter la casse sociale. Il y a encore beaucoup de travail, mais je voudrais souligner la connaissance approfondie des sujets de la part des salariés et l’engagement des élus. Et l’Etat sera là pour soutenir l’offre qui permettra de donner un avenir aux sites. » Agnès Pannier-Runacher n’a pas manqué de rappeler la détermination du Gouvernement. « Nous ne sommes pas les bras croisés. Nous aboutirons à un projet sérieux, nous n’allons pas faire de promesses en l’air, mais l’objectif, c’est d’y arriver. »

Un territoire mobilisé

Personne ne lâchera non plus du côté des salariés. Jean-Philippe Juin, délégué syndical CGT à la Fonderie Aluminium rappelle la mobilisation de tous et évoque la suite du mouvement : « Renault tient les clés de la réussite de cette reprise. Nous devons continuer à mettre la pression pour que Renault ramène des volumes sur le site car nous avons les compétences, les savoir-faire et nous ne sommes pas plus chers qu’ailleurs. Nous demandons aussi à l’Etat de prendre ses responsabilités, de peser sur Renault, pour que limiter la casse sociale, nous ne voulons pas de licenciements secs. » Selon les projections, 200 à 250  licenciements sont prévus. Plusieurs salariés pourraient bénéficier du plan amiante et partir en pré-retraite avec des indemnités convenables. Sur la même ligne, les syndicats militent pour la mise en place d’un plan diesel.

Nicolas Turquois, député de la Vienne, leur a réitéré son soutien. « Vous touchez du doigt la solution. En terme de compétitivité, vous êtes bien placés. Il faut faire attention aux incohérences de certaines offres, s’assurer de la diversification des sites, des technologies mises en œuvre. Trois semaines pour proposer une offre, c’est un temps court. Je vois la mobilisation, la tension, mais au bout il y a de vraies solutions. »

M. W.

Plus : Un appel à la grève a été lancé pour le jeudi 14  mars.

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