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Urban Jungle : un « artiste-coiffeur » à l’ancienne filature

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Urban Jungle : un « artiste-coiffeur » à l’ancienne filature

À 18 ans, Luck Martin savait déjà qu’il ouvrirait son salon de coiffure. Aujourd’hui, il a réalisé son rêve. Installé à la filature de Ligugé depuis avril dernier, il coiffe sur rendez-vous de nombreuses têtes. Rencontre avec cet artiste-coiffeur qui a franchi le pas de créer son salon.

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À 18 ans, Luck Martin savait déjà qu’il ouvrirait son salon de coiffure. Aujourd’hui, il a réalisé son rêve. Installé à la filature de Ligugé depuis avril dernier, il coiffe sur rendez-vous de nombreuses têtes. Rencontre avec cet artiste-coiffeur qui a franchi le pas de créer son salon.

Au bout de l’allée principale de l’ancienne filature de Ligugé, un grand portail et juste à gauche une plus petite porte grise  : le salon Urban Jungle. Luck Martin, coiffeur de 33  ans est à l’accueil. Depuis avril dernier, il coiffe dans ce tiers-lieu de nombreuses personnes. Il n’a pas encore fixé d’enseigne au-dessus de son entrée, « mais ça ne saurait tarder ! ». Voici donc Urban Jungle, un local de 20  m2 où il fait bon se faire coiffer. « Je ne connaissais pas du tout cet endroit. J’ai rencontré les propriétaires sur les lieux. Je suis tombé sous le charme de l’ambiance, de ce que dégage le bâtiment. » Sur la vingtaine de structures et entreprises, c’est le seul coiffeur.

Luck Martin, qui se définit lui-même artiste-coiffeur, a toujours voulu devenir coiffeur et surtout ouvrir son propre salon. Un projet qu’il a réalisé en avril dernier. Il a investi toutes ses économies dans son « chez lui ». « J’ai acheté au fur et à mesure. Pas tout d’un coup, ce serait trop cher. » Son local a été décoré à son goût. En un mois et demi, il a tout fait. Peindre les murs, dénicher des objets de récupération, les assembler, les fabriquer. Repeindre le pied du bac pour laver les cheveux. Il a donné de sa personne et de son temps. « L’idée est de rester longtemps ici donc il faut que je m’y sente bien », poursuit Luck Martin, toujours le sourire aux lèvres. Pour son local, il paie 600  euros de charges mensuelles.

Et comme tout entrepreneur qui se lance, Luck Martin ne se dégage pas encore de salaire : il a opté pour le statut d’entrepreneur salarié. Pour sa création de salon, il s’est fait accompagner par une coopérative d’activités et d’emploi (CAE). « Elle nous aide dans l’installation à faire un prévisionnel, nous guide dans l’investissement et sur certaines choses auxquelles je n’avais pas forcément pensé. »

Un épanouissement

Le fait d’ouvrir son salon a permis à l’entrepreneur de s’épanouir encore plus dans son métier. « J’aime vraiment tout faire. Que ce soit coiffer les femmes, les enfants, les hommes, je m’occupe de tout le monde. Je me suis diversifié. » Il est également barbier à l’ancienne et n’utilise que des colorations « ayant une base végétale et bio », précise-t-il. Un engagement qui lui tient à cœur. « Il n’y a aucun produit toxique dedans. » 

Autre corde à son arc, il intervient également lors d’événements. « Cela arrive qu’on m’appelle pour des concerts ou des manifestations. On sort un peu des codes des salons de coiffure, c’est plaisant. » Sur la commune de Ligugé, il est le cinquième coiffeur, mais il affirme qu’il n’est pas en concurrence directe avec eux. « On n’a pas la même cible de clientèle. » Une clientèle variée. « Cela va des enfants de 2 ans aux adultes de 93 ans », explique le coiffeur.

D’ailleurs sa cliente de 14 heures vient d’arriver et l’accueille toujours avec le sourire. « Un bon coiffeur doit toujours être à l’écoute. » La discussion est sans doute son point fort. Lui qui ne compte pas ses heures et qui est enfin en « osmose avec lui-même », car il a toujours voulu être son propre patron.

J. P.

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