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Valérie Dauge, la voix du silence

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Valérie Dauge, la voix du silence

Valérie Dauge ne cherche pas la lumière, elle veut la laisser passer pour ceux qui n’en n’ont pas le droit. Touchée en plein coeur par le handicap, elle en a fait son cheval de bataille.

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Valérie Dauge ne cherche pas la lumière, elle veut la laisser passer pour ceux qui n’en n’ont pas le droit. Touchée en plein coeur par le handicap, elle en a fait son cheval de bataille.

L’engagement a toujours été l’une de ses priorités. Maman de deux filles dont une atteinte de troubles envahissants du développement, Valérie Dauge fait partie de ces personnes remarquables qui rendent l’existence plus belle à ceux que la vie a écorché.

Passionnée par son métier d’aide soignante, elle a pourtant mis entre parenthèses sa carrière pour se consacrer à ses filles. Néanmoins, femme dynamique et investie, elle offre son énergie au milieu associatif. « Mes deux filles ont fait du sport, l’une en haut niveau et l’autre s’épanouit dans les claquettes. Ce n’est pas facile et surtout pas automatique d’accueillir des personnes handicapées dans des milieux ordinaires. » Mais, peu importe, si la structure n’existe pas, elle la créera. Et c’est ce qu’elle fait depuis les années 2000. On lui doit une participation active à la création d’une classe d’intégration scolaire (CLIS) pour enfants autistes à Châtellerault et 5 ans plus tard à Poitiers, mais également, une unité pédagogique d’intégration à Vouneuil-sur-Vienne, un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile pour troubles envahissants du développement, basé à Saint-Benoît et l’organisation tous les deux ans des journées nationales de l’autisme.

Un parcours peu ordinaire

Son implication dans le milieu associatif n’est pas passé inaperçu aux yeux de Jean-Pierre Abelin. En 2008, le maire de Châtellerault lui demande de rejoindre sa liste pour les municipales et lui promet une place au Département. C’est ainsi que Valérie Dauge fait ses premiers pas dans l’assemblée de la Vienne. « En mai 2008, j’ai pris mes fonctions, mais je ne connaissais rien à la politique. Seules trois femmes étaient présentes dans l’exécutif. Je me sentais isolée. J’ai passé de longues nuits à apprendre des dossiers, d’autres à pleurer, mais jamais je n’ai baissé les bras. » En 2011, la jeune élue brûle les étapes protocolaires et se porte candidate à une vice-présidence. « J’avais beaucoup travaillé, je le méritais. » Alors, elle a tapé du poing sur la table et fait reconnaître son travail. Finalement, et malgré de nombreux coups de fil pour essayer de la dissuader, le président Claude Bertaud cède et lui offre la commission des appels d’offres et des bâtiments départementaux.

Aider les autres

Aujourd’hui, travaillant en binôme avec Alain Pichon, elle rayonne sur son territoire châtelleraudais. « Je m’éclate dans les cantons ! » En avril dernier, Bruno Belin la récompense pour son engagement et la nomme première vice-présidente du Département de la Vienne. « Bruno aime les personnes qui travaillent, il a confiance en moi. » En parallèle et pour garder « un pied dans la vraie vie », elle est chargée de mission au Rectorat de Poitiers pour la scolarisation des enfants handicapés. Franche et directe, elle mène un nouveau combat pour les aidants, eux aussi souvent oubliés. « J’ai beaucoup appris et j’apprends tous les jours. »

Lydia De Abreu

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