Valoris réemploie les matériaux et les hommes

Publié le 20 septembre 2019 | Entreprises / Une

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Créée en 2001 et reprise en 2012 par Croix-Rouge Insertion, l’entreprise d’insertion par l’activité économique Valoris a déménagé dans de nouveaux locaux, sur Buxerolles.

A deux pas du Méga CGR, 12 rue des Frères Lumière, à Buxerolles, Valoris occupe désormais un bâtiment de 1 000 m2 où elle peut étendre ses activités. L’entreprise est constituée de deux chantiers d’insertion, « des activités économiques répondant aux besoins du territoire, souligne Pierre Bénard, président de Croix-Rouge Insertion. Il s’agit ici de régénérer les hommes et les matières. Ces personnes éloignées de l’emploi bénéficient d’un accompagnement socio-professionnel pour trouver le chemin d’un stage, d’une formation ou d’un emploi. De l’autre côté, l’établissement participe au recyclage des déchets et à la valorisation de textiles. »

L’année dernière, 57 personnes ont ainsi été accueillies sur les deux activités pour des périodes couvrant quatre mois jusqu’à deux ans. Actuellement, Valoris emploie 35 salariés, dont 7 permanents. Autour du textile, le chantier situé à Buxerolles réalise des chiffons d’essuyage, des produits professionnels ou des prestations sur-mesure.

A partir de balles de vêtements 100 % coton achetées ou de dons (drap, tee-shirt, jean, sweat  …), les salariés effectuent le tri, la découpe, le conditionnement de chiffons d’essuyage pour divers clients (APE Etiquettes, Société Poitevine de Peinture, le Puy du Fou …). Les chutes sont revendues à la société Amarande, à Lussac-les-Châteaux pour être réemployées. En 2018, 17 tonnes de textiles ont ainsi été recyclées.

L’atelier de confection réalise des sacs à main, des porte-monnaies à partir de chutes de cuir ou de tissus. Ils sont vendus après dans la boutique attenante. Les couturières fabriquent également pour les professionnels des emballages, des tabliers, des accessoires, des tote-bags … à partir de tissus recyclés. « Nous travaillons aussi avec des start-ups pour du prototypage », indique Joan Frey, la directrice. Ainsi, les objets ePause (des stations de pose pour smartphones destinées à encourager la déconnexion) sont cousus sur place. « Je n’ai pas les moyens d’embaucher, mais ainsi, je participe à l’insertion locale, précise Agnès Szabo, créatrice d’ePause. Il y a de vrais talents en plus. »

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Une deuxième vie pour les objets

Le deuxième chantier concerne la recyclerie de Grand Poitiers, sur Saint-Eloi.

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