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Vinéa dépoussière la tonnellerie

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Vinéa dépoussière la tonnellerie

Le Petit Poucet charentais de la tonnellerie est à la pointe de l’innovation grâce à un procédé unique de cuisson hydro-céramique des barriques. Portés par cette méthode, les produits de la PME rejoignent les caves du monde entier.

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Le Petit Poucet charentais de la tonnellerie est à la pointe de l’innovation grâce à un procédé unique de cuisson hydro-céramique des barriques. Portés par cette méthode, les produits de la PME rejoignent les caves du monde entier.

A Saint-Germain-de-Lusignan, près de Jonzac, la tonnellerie Vinéa et sa vingtaine de salariés fait figure de Petit Poucet dans le monde des fabricants de barriques. Elle a beau compter, en plus de l’Europe, des clients au Japon, en Californie, au Liban et même à Sainte-Hélène pour faire maturer du rhum, elle a beau posséder une filiale de distribution en Afrique du Sud, elle reste incomparable par rapport à ses concurrents cotés en bourse ou au moins implantés sur tous les continents.

Une brèche dans la tradition

Pourtant, c’est bien Vinéa qui est à la pointe de l’innovation. Le salon mondial viti-vinicole Vinitech-Sifel lui a remis en septembre le trophée de bronze de l’innovation pour son procédé de cuisson par hydro-céramique des 5  500 barriques qu’elle fabrique chaque année. La PME a aussi remporté le même prix aux trophées Emergence de la Chambre de commerce et d’industrie de La Rochelle le mois dernier.

« Nous avons ouvert une brèche dans la tradition, qui veut que la barrique soit cuite au feu à l’aide d’un brasero », résume Jean-Christophe Varron, qui a fondé Vinéa en 1994. Au fil des ans, il a peaufiné son procédé.

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Les barriques sont imprégnées de vapeur d’eau purifiée, avant d’être cuites à cœur par céramique. Avec ce système, « la chauffe est uniforme et très profonde, explique son créateur. C’est très bon pour la qualité aromatique du bois. Il est cuit, ce qui libère les tanins, mais il ne sent pas le brûlé. » Ce traitement a également un intérêt environnemental car il limite la consommation d’eau et de création de gaz carbonique issu de la combustion. « Cette méthode offre aux producteurs une nouvelle palette de travail pour produire des vins différents », souligne également Jean-Christophe Varron. Mais elle lui a aussi valu quelques déboires avec un de ces puissants concurrents qui a tenté de s’accaparer le procédé jusqu’à ce que la justice tranche.

Avenir serein

Malgré ce succès qui dégage l’horizon, la directrice générale de Vinéa, Anouck Chapuzet Varron, la fille de Jean-Christophe, reste mesurée. « Seulement 5  % du vin mondial mature en fûts de chêne et 2  % dans des barriques neuves, car elles valent cher, 700  euros l’unité, alors que le prix moyen du vin en France est de 2,7 euros le litre. » C’est pour cela que la société produit aussi des “produits œnologiques bois”, copeaux et morceaux de bois. Pour autant Anouck Chapuzet Varron le reconnaît, l’avenir paraît désormais serein pour la PME saintongeaise, qui vise de nouveaux marchés, en Autriche, en Suisse et en Italie tandis que de nouvelles améliorations du procédé de chauffe sont en cours de maturation.

O. G.

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