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Voltaéro concrétise l’avion nouvelle génération

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Voltaéro concrétise l’avion nouvelle génération

Le 21 octobre avait lieu à Royan, le premier vol de l’avion à motorisation hybride essence-électrique Cassio 1, imaginé et conçu en Charente-Maritime par Voltaéro.

Mercredi après-midi, avec une petite heure de retard dû à un câblage récalcitrant, la société Voltaéro a fait la démonstration qu’une motorisation hybride essence/électrique peut faire voler un avion de 10 places. « A ma connaissance, il s’agit d’une première mondiale, a confié Didier Esteyne, pilote d’essai et cofondateur de la société Voltaéro, à l’origine de ce vol inaugural. Beaucoup de gens à travers le monde se sont lancés dans les motorisations 100  % électrique, mais pas dans l’hybridation moteur thermique et moteur électrique. »

« Banc d’essai volant »

Le pilote et son binôme cofondateur Voltaéro Jean Botti, tous deux anciens cadres d’Airbus, veulent lancer en 2022 une gamme de trois modèles d’avions de quatre, six et dix places propulsés par cette motorisation de nouvelle génération. Une flotte à même « de relancer une aviation générale française pour tout le monde, voyages d’affaires, de loisirs ou commerciaux », croit Jean Botti. Aujourd’hui, VoltAéro emploie 12  personnes.

Ce mercredi, le “Cassio 1”, un Cessna 337 de six places transformé « en banc d’essai volant » selon Didier Esteyne, a assuré ce premier vol depuis l’aérodrome de Royan-Médis. Ce sera son successeur, le “Cassio 2”, aux lignes et aux hélices modernes dessinées par Voltaéro, qui sera commercialisé entre 700 000 à 2,3 millions d’euros selon le modèle, a dévoilé Jean Botti. Si pour les modèles de quatre et si places une licence de pilote privé classique suffira, la licence commerciale sera exigée pour la version dix places.

Avec un moteur thermique et cinq moteurs électriques, dont trois capables aussi de générer de l’électricité pour alimenter l’ensemble en énergie, le Cassio  1 « a la puissance pour transporter dix personnes et l’autonomie pour voler 1  200 kilomètres ou pendant trois heures et demi, assure Jean Botti. Il sera très compétitif pour des liaisons entre Bordeaux et Lyon par exemple. » Il peut ainsi passer de tout thermique à tout électrique ou combiner les deux. « Tout dépend des contraintes de l’utilisateur. En tout cas, le décollage et atterrissage se font en tout électrique pour réduire les nuisances sonores. C’est un point important surtout en proximité directe avec des habitations. »

Ecole de formation

Voltaéro prévoit également de fonder une école pour former pilotes et mécaniciens.

Retrouvez la suite de cet article dans le n°43 d’Info-éco du 23 octobre 2020.

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