L’emporte bonheur fait avancer la cuisine itinérante

Publié le 17 décembre 2015 | Entreprises

emporte bonheur bourdier

Un nouveau foodtruck propose une véritable cuisine de restaurant. Fini les sandwiches et les pizzas, Pierre Bourdier propose de vrais menus sur La Rochelle et ses alentours.

Depuis le mois d’avril les salariés d’entreprises ont pris l’habitude de voir le foodtruck noir de Pierre Bourdier aux abords des zones d’activités.

Les salariées, surtout, qui représentent environ 80 % de la soixantaine de repas qu’il sert chaque jour. Elles préfèrent les  panais mariés aux poireaux et à la poire, la crème émulsionnée de chocolat au safran et sucre non raffiné ou encore un salsa de légumes crus avec du riz cuit plutôt qu’un sandwich chaud ou froid ou une pizza fabriqué dans un camion qui sent le graillon. « En plus, quand ils ont mangé un repas équilibré, les employés s’endorment beaucoup moins devant l’ordinateur au moment de la digestion, me disent les clients », glisse le chef de 38 ans.

Cuisine travaillée

Car Pierre Bourdier détonne dans le monde de l’alimentaire ambulant. Mieux, il lui fait franchir un cap culinaire. Formé à l’école hôtelière de Carcassonne (Aude), son département d’origine, il a ensuite multiplié les expériences dans des restaurants de Montpellier, Toulouse, Londres ou encore de l’île de Ré avant de créer son entreprise mobile, L’emporte bonheur, en février dernier. « J’ai d’abord travaillé pour un tournage de cinéma avant de sillonner les routes depuis avril. Je prépare tout à l’avance, pour n’avoir plus qu’à réchauffer et assembler sur place. Je commence à 6 heures le matin dans mon laboratoire de Saint-Xandre. Je n’ouvre pas de boîte ni de poche. Je ne cuisine qu’avec des produits frais et autant que possibles locaux et bio. Je fais de la cuisine française traditionnelle et moderne, en alliant régulièrement le cuit et le cru. Je revisite certaines saveurs. » Des plats dont profitent aussi des entreprises et les petits commerces qui font appel à lui lors d’événements privés.

Une cuisine travaillée et des plats joliment servis. « Je ne veux pas de plastique, coupe t-il. Mes plats sont servis dans des contenants en carton et je fournis des couverts en bambous. D’ailleurs j’incite de plus en plus les clients à les conserver d’une fois sur l’autre pour ne pas jeter ce qui peut encore servir. Je les invite à devenir des fétichistes de la fourchette, des fourchettistes ! »

O. G.

A savoir : Les clients peuvent savoir où le trouver via Facebook.

Partenaire : Inovis asset management