L’Huilerie Lidon s’invite dans les assiettes des écoliers

Publié le 7 janvier 2019 | Entreprises

huilerie lidon

Chaque semaine, Jean-François Lidon livre de l’huile de colza ou de tournesol aux cantines de Grand Poitiers comme à certains restaurateurs et entreprises du territoire.

Des produits locaux à tous les repas pour les écoliers et les personnes âgées, c’est un des engagements de Poitiers en matière de circuits courts*, pour une alimentation plus durable. Ainsi, les huiles de colza et de tournesol de l’Huilerie Lidon se retrouvent dans les assiettes des restaurants scolaires des écoles et des Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Poitiers. C’est l’assurance de plus de visibilité et de vendre d’importantes quantités pour l’agriculteur chauvinois.

Exploitant agricole depuis 1985, Jean-François Lidon cultive 160 hectares de céréales dont du colza et du tournesol. En 2005, le couple cherche une diversification à l’exploitation. « Nous avons vu passer un article sur un agriculteur en Normandie qui vendait son huile, ça nous a plu, raconte Jean-François Lidon. Nous sommes allés sur  place, il nous a tout expliqué et on a bien accroché. » L’affaire était conclue. Jean-François et Roselyne Lidon se sont donc lancés dans la production d’huile de colza et de tournesol. Ils ont donc construit un petit bâtiment attenant à la ferme pour démarrer l’activité, avec quelques cuves et une presse.

Dans les magasins et restaurants

Petit à petit, les litres se sont accumulés et une deuxième salle a été construite. « Au départ, nous vendions surtout aux particuliers, sur place. » La ferme est membre du réseau Bienvenue à la ferme et participe ainsi à plusieurs marchés de producteurs.

Les produits de l’Huilerie Lidon sont également disponibles dans des épiceries (La Toque d’Or …), des magasins de producteurs (Plaisirs Fermiers, L’Eau à la Bouche, …) sur Grand Poitiers. « Ce sont aussi de nouveaux débouchés. Il y a cinq ans, ce type de boutique n’existait pas, tout comme la tendance du vrac (L’Effet Bocal). Cette diversité de magasins sur le territoire est un bon point pour mettre en avant les productions locales. »

Il y a quatre ans, l’agriculteur participe à un speed-dating entre producteurs, restaurateurs, magasins et entreprises. « J’ai eu plusieurs débouchés, des restaurateurs, mais aussi la SPRC à Saint-Benoît. J’ai ainsi pu développer mon activité du côté des professionnels et diversifier ma clientèle. »

Dans les cantines

Il y a deux ans, Jean-François Lidon s’intéresse aux restaurants scolaires et va toquer à la porte des écoles de Poitiers notamment. « Nous avons pris contact et désormais je les livre régulièrement de l’huile. Cela m’a ouvert également d’autres portes, pour des lycées notamment. C’est vrai qu’aujourd’hui, les collectivités font attention à s’approvisionner en local, regardent les exploitants sur leur territoire et nous appellent. » Des débouchés qui lui ont permis d’augmenter sa production pour arriver à 25  tonnes de tournesol transformées et 8 t pour le colza, pour 10 000 litres d’huiles produites par an. « Petit à petit, les volumes progressent et côté débouchés, il y a encore de nombreuses possibilités. Travailler avec les cantines m’apporte de la visibilité et des volumes qui me permettent de grandir régulièrement. Le fait de remettre du local dans les assiettes nous permet d’être plus visibles, de montrer qu’il existe des productions locales à deux pas des agglomérations. »

M. W.

*La ville de Poitiers souhaite atteindre 50 % d’alimentation bio et/ou locale dans ses restaurants scolaires et les Ehpad en 2019. La commune se fournit auprès de producteurs locaux pour des produits variés : les yaourts des Prairies de la Gartempe (Vicq-sur-Gartempe), les pâtes de la Fabric d’Alice (Sénillé), l’agneau du Poitou-Charentes, le quinoa de Lhommaizé, des fruits et légumes du Haut-Poitou, du pain de Nault & Fils (Availles-Limouzine), du pain bio du Fournil d’Elina (St-Benoît)  …

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