Mode durable : le Grand Dressing habille les hommes

Publié le 2 janvier 2019 | Entreprises

Deux entrepreneurs ont établi leur service de location de vêtements à Périgny, près de La Rochelle, depuis cet été. Une offre pour homme qui n’existe nulle part ailleurs.

La location de voiture avec option d’achat (LOA), tout le monde connaît. Mais le même dispositif pour les vêtements est beaucoup moins connu. Cela existe pourtant pour ces dames depuis quelques années, la concurrence y est même internationale. Mais la location de vêtements pour les hommes avec option d’achat à tarif préférentiel, c’est nouveau. Sur ce créneau, « il n’y a pas de concurrence », relève Maxime Pierre, ingénieur généraliste, qui a créé avec son compère d’études Alexandre Aumand, le Grand Dressing. D’abord installée à Paris, la jeune entreprise a déménagé à Périgny en juin, dans un vaste local mis à sa disposition par La Rochelle Technopole, qui prodigue aux jeunes pousses prometteuses de précieux conseils en matière de financement, de relationnel ou encore de partage d’expérience avec d’autres professionnels.

Deux stylistes

Le principe du Grand Dressing est simple. Moyennant un abonnement mensuel pour un, deux ou quatre ensembles de quatre pièces (de 39,9 à 129,9 euros par mois), et après avoir rempli un questionnaire sur ses goûts, les stylistes de la start-up, Ophélie et Solène, concoctent un style, un look, à partir d’un panel de près de 5  000 vêtements qu’elles envoient au client. L’abonné a ensuite un mois pour porter cet ensemble et le retourner ou l’acheter à un tarif préférentiel. « Tout est prévu dans l’envoi pour un retour sans frais », précise Maxime Pierre. 500 personnes en France, en Belgique et en Suisse ont déjà franchi le pas. « L’objectif est d’en avoir 2000 fin 2019 », dévoile le trentenaire. D’ici là, le nombre de marques partenaires, 25 à ce jour, aura suivi la même courbe.

La mode engagée

Mais leur sélection sera toujours basée sur le principe de la « slow fashion » (ou mode durable). Ce mouvement s’est créé en réponse à la fast fashion, la mode rapide. « Depuis le début des années 2000 s’est développé la fast fashion, des vêtements à bas coûts et des collections renouvelées très vite pour pousser à consommer sans rien d’éthique. Depuis 20 ans dans le monde, on achète deux fois plus de vêtements et on les porte deux fois moins longtemps. Alors que l’industrie textile est la troisième industrie la plus polluante », explique Maxime Pierre. La slow fashion, c’est l’inverse. « On ne choisit que des marques engagées comme Selected qui utilise de plus en plus de coton bio, Faguo qui plante un arbre pour chaque vêtement acheté ou encore Armox Lux qui produit tout en local, en Bretagne », liste le jeune dirigeant. Dans le même esprit, lorsque la gamme du Grand Dressing aura fini sa vie, le tissu sera recyclé.

O. G.

Partenaire : Inovis asset management